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Vu de la place Victor-Hugo - Page 1006

  • LA NEIGE A PARIS

    La neige

    Oui, la neige ! On ne parle que de cela. Il fallait voir à quoi ressemblait Paris hier toute la journée, pour comprendre l’état de quasi impuissance de ce pays face à la chute de quelques flocons de neige. Nous étions dans un restaurant d’où nous pouvions observer ce beau manteau neigeux. Mais lorsque nous dûmes quitter les lieux, ce fut une autre affaire. Les rues étaient enneigées et les véhicules de tout tonnage patinaient sur des chaussées glissantes.

    L’enregistrement de mon émission bi-mensuelle fut annulée car le technicien fut bloqué dans sa banlieue et ne voyait pas quel moyen de transport il pouvait utiliser… Des proches, invités à l’occasion de l’allumage de la dernière bougie de hanoukka, se sont décommandés à la dernière minute ; même le métropolitain s’est maintes fois arrêté pour des raisons inconnues.

    Mais le pire, nous ne l’avons appris que ce matin : des centaines d’automobilistes se sont retrouvés bloqués dans leurs véhicules où quelques uns durent passer la nuit. Sans parler de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle où rien n’avait été prévu pour des familles entières, condamnées à dormir sur les bancs ou les fauteuils..

    Sans vouloir émettre la moindre critique, on peut se demander comment s’explique cette impéritie des pouvoirs publics. Ce n’est pas la première fois. On pensait que les autorités avaient toré les leçons d’un passé récent.

    Apparemment, ce n’est pas le cas.

  • e vrai sens de hanukka, le combat contre l’hellenisme

    Le vrai sens de hanukka, le combat contre l’hellenisme

     

    Ce soir voit l’allumage de la huitième bougie de hanukka, la dernière. Pourrant, même si les juifs du monde entier s’invitent pour une dîner convivial et célèbrent la fête, peu savent vraiment quel est le sens profond de cette fête extra-biblique que des rabbins allemands réformés et libérayux avaient, par courte vue, écarté du rituel en arguant de son origine non mosaïque : funeste erreur, balayée par le vent de l’Histoire. Le judaïsme moderne et contemporain ne saurait subsister sans hanoukka…

    De quoi s’agissait-il vers 160 avant l’ère chrétienne ? Il y allait tout simplement du maintien ou de la survie de l’essence du judaïsme face à l’hellénisme. Je me souviens de l’année dernière, à peu près à la même époque, je me trouvais alors à Eilat et j’écoutais à la télévision les débats sur la yahadout (judaïsme ) face à la yewanout (hellénisme). En effet, les juifs hellénisés avaient osé, par mimétisme ignorant et de mauvais aloi, introduire dans le temple de Jérusalem, les divinités grecques, ce qui déclencha la réaction violente et déterminée des forces vives du judaïsme authentique qui lava cet affront au Dieu d’Israël dans le sang. Dieu merci, nous n’en sommes plus là. Le judaïsme est bien assis, en paix avec lui-même, car ; les libéraux et les réformés y compris, comprennent désormais les leçons de l’Histoire. Da manière parfaitement paisible.

    Lorsque les Hasmonéens brandirent l’étendard de la révolte, ils ne furent pas vraiment soutenus par la caste religieuse qui n’admettait en sa créance que l’intervention divine au motif que Dieu était le seul agent efficient de l’Histoire. Ce n’est pas faux même s’il faut parfois l’aider, comme disait La Fontaine, Aide toi et le ciel t’aidera…

    L’enjeu de Hanoukka fut de préserver le judaïsme de toute contamination syncrétiste issue de l’hellénisme. Le judaïsme devait-il rester ce qu’il était depuis les origines ou, au contraire, se mélanger à quelque chose d’essentiellement différent ? Les Macchabées ont apporté la réponse que l’on connaît. Cette réponse était-elle la bonne ? Je ne sais. Mais ce fut celle qui nous a mis dans la situation actuelle où nous nous trouvons, celle d’une minorité ethnique et religieuse.

    Mais ce fut, sans conteste, la plus courageuse, celle de la petite Judée qui est restée ce qu’elle a toujours été en dépit des vicissitudes de l’Histoire. Et celle d’Israël n’a toujours pas dit son dernier mot…

  • revirement américain : Israël peut continuer de construire en Cisjordanie et à Jérusalem

    revirement américain : Israël peut continuer de construire en Cisjordanie et à Jérusalem

     

    La nouvelle est à peine croyable : les Etats Unis ne font plus du moratoire de la colonisation un point incontournable et entendent désormais se concentrer sur les points centraux du conflits israélo-palestinien. En langage diplomatique, cela signifie que les USA ont d’autres chats à fouetter, que la campagne électorale pour un prochain mandat présidentiel pointe le bout de son nez et que M. Obama a enfin compris que ce problème était hélas insoluble.

    Je ne ferai pas d’historique de la position de M. Obama sur ce conflit : l’homme, absolument inexpérimenté et croyant tout savoir, tout maîtriser, avait osé dire qu’il perdait patience, qu’Israël ne devait plus faire ceci no cela, bref, il s’était écarté de la ligne de son prédécesseur dont on doit bien reconnaître aujourd’hui qu’il n’était pas si mal et que les affaires du monde sont affreusement compliquées.

    Il y eut aussi les hésitations, les discours de boy scout du Président qui crut se gagner les sympathies du monde arabo-musulman en prodiguant de bonnes et doucereuses paroles ! Rien n’y fit. Le sujet est ardu, les hommes assez retors dans cette région du monde, si chargé d’histoire.

    En fait, que représente cette politique de construction dans des territoires au statut contesté ? Si l’ambiance de paix s’était enfin emparé des esprits et des cœurs, personne n’aurait plus peur de personne : si Israéliens et Arabes se mettaient à bâtir ensemble, à développer des projets communs et à bannir la guerre de leur région et de leurs mœurs, aucun pays ne sacraliserait la moindre colline, le moindre monticule, le moindre cours d’eau.

    En fait, aucun effort n’est fait de part et d’autre pour comprendre ce que pense le voisin qui n’est pas nécessairement un ennemi. Il faudrait vraiment que les gens se comprennent. Mais après des décennies de discours de haine, de menaces d’extermination et d’annihilation, est ce possible ? Je l’espère mais cela prendra du temps. Et que faire dans l’intervalle ? Travailler ensemble dans toute la mesure du possible et ne plus demander l’impossible qui a déjà fait perdre au camp arabe un temps précieux..