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Vu de la place Victor-Hugo - Page 413

  • Les troubles en Corse : à surveiller comme le lait sur le feu…

    Les troubles en Corse : à surveiller comme le lait sur le feu…

    Il y a un peu plus de quarante ans, VGE avait parlé de l’âme corse, signifiant par là que la sensibilité des insulaires devait être respectée, ou au moins qu’il fallait en tenir compte. Certes, j’aime la Corse et les Corses, mais je dois reconnaître qu’ils sont un peu spéciaux. Surtout pour un parisien qui ne connaît nullement cette appartenance insulaire. L’insularité, c’est bien mais il faut s’ouvrir aussi aux autres, sans toutefois accepter sans rechigner que les nouveaux venus prennent le pouvoir chez vous. C’est tout le problème avec l’île de beauté. Car l’île est vraiment très belle.

    Et si les Corses ne s’y étaient pas opposés par tous les moyens, on aurait bétonné leur littoral et défiguré leur île. Néanmoins, je désapprouve les moyens itilisés pour se faire respecter.

    Quand les enfants étaient jeunes, nous avons passé nos vacances d’été trois ans de suite en Corse du sud. Nous en avons gardé des souvenirs merveilleux, mais nous avons aussi assisté à des scènes absolument uniques et absolument improbables sur le continent.

    Par exemple, dans un restaurant au bord de l’eau, le patron peut considérer que vous lui avez mal parlé et refuser de vous servir, voire vous mettre à la porte… La même chose sur une plage. Et aussi dans un autre lieu si l’on considère que vous faites trop de bruit. Le maître d’hôtel d’un splendide établissement, très luxueux, se plaindra si des clients fortunés lui parlent avec une certaine désinvolture, estimant que sa dignité est mise à mal… Même s’ils acquittent une note très onéreuse.

    Bref, des comportements un peu à part.

    Dans l’affaire qui occupe les journaux, j’ai retenu une ou deux réactions qui identifient bien le mal et sa nature : à la télévision, deux dames corses, ont dénoncé avec une véhémence incroyable l’attitude des maghrébins qui auraient agressé les pompiers et les policiers. Elle sont dénoncé l’impuissance et l’inertie de l’Etat français, soulignant que la Corse n’admettra jamais de tels crimes sans réagir. D’où les événements que nous vivons et qui ne sont pas près de s’arrêter.

    Les Corses veulent être maîtres chez eux. Je ne pense pas que leur majorité soit pour l’indépendance, ils veulent simplement leur autonomie et empêcher l’établissement de populations issues d’autres cultures, d’autres comportements, en contradiction avec leur propre mode de vie. Mais cela ne justifie pas que l’on saccage un lieu de prière, même si ce local n’était pas officiel ni déclaré à la préfecture (d’après Fl. Philppot).

    Les manifestants et les victimes de cette agression ont dit que leurs agresseurs voulaient pratiquement les tuer et que les coups de barre de fer assénés à leur camion auraient pu leur coûter la vie.

    Un dernier point : les Corses considèrent que l’Etat ne réagit pas, qu’on ne peut pas lui faire confiance, qu’il est paralysé, etc… D’où leur volonté de se faire justice eux-mêmes et d’arrêter les coupables.

    D’un point de vue plus général, et en lien avec l’autre débat sur la déchéance de nationalité, on a l’impression qu’une certaine communauté religieuse en France commence à poser un problème global. En clair, il y a une rupture de l’homogénéité de la société française qui se constate dans les banlieues, à tous les niveaux, depuis l’école maternelle jusque dans la vie professionnelle. Les attentats de janvier et de novembre ont mis cette plaie (car c’en est une) à nu. Comment guérir la société française ? Comment rétablir ou favoriser l’unité ?

    Nous sommes pour la déchéance de la nationalité mais cela divise nettement la majorité actuelle et risque d’entériner une profonde désunion. La société française n’a pas besoin de cette nouvelle césure.

    Le FN a peut-être raison de dire qu’il ne faut plus accueillir de nouveaux migrants et se concentrer sur l’intégration de ceux qui sont déjà là.

  • Inimaginable...

     

     

    Inimaginable…

    Oui, inimaginable que la France, fille aînée de l’église, nation chrétienne et judéo-chrétienne depuis les origines, voit ses habitants contraints de subir tant d’avanies et de difficultés au moment de célébrer le plus grand événement de l’année liturgique : Noël, la naissance de celui qu’elle considère comme le Christ.

    Moi qui viens d’une autre église, en paix et en harmonie avec celle majoritaire dans notre pays, je tiens à marquer ma solidarité avec le peuple de France, majoritairement chrétien et qui entend le rester. La France a été victime de son esprit de tolérance, de sa tradition d’accueil et de son humanisme.

    Jusqu’ici, c’étaient les synagogues qui étaient menacées et nous savons très bien par qui. Et voilà que les églises se retrouvent elles aussi menacées par des gens qui, tard venus sur le sol national où ils furent accueillis, entendent détruire l’humus qui forme notre civilisation. On nous répond qu’il ne faut pas céder aux amalgames. Mais qu’est ce à dire ? Les belles âmes ne comprendront donc jamais ce que nos amis allemands nomment le Realitätsprinzip…

    La France a tout donné à ces gens, ; elle a accueilli leurs parents, les a fait bénéficier de sa nationalité, leur a donné une culture, les a socialisés et voici comment ils lui répondent. Elle les a fait bénéficier de la citoyenneté marquée par la noble devise : liberté, égalité, fraternité.

    Certains s’étonnent que Marine Le Pen atteigne les scores qu’elle a atteints aux dernières élections, mais je parie que cela va être encore plus lors des prochaines consultations. Certes, il faut reconnaître que les généralisations sont toujours abusives, elles incriminent aussi des gens pacifiques qui vivent leur foi sans menacer celle des autres., mais le problème est que de cette même communauté sont issus des gens qui ont perpétré une mini shoah dans les rues de Paris, tirant sur des innocents qui voyaient en ces assassins des Français comme eux. Oui, ce 13 novembre des Français ont massacré d’autres Français, qui ne demandaient qu’à vivre en paix.

    Aujourd’hui, il y a une véritable fracture. Des centaines de familles françaises (de vrais Français) ont enterré des êtres chers. Leurs fêtes de fin d’année sont endeuillées pour toujours. A chaque Noël, à chaque jour de l’an, ces familles se souviendront de leur deuil. C’est une profonde injustice. On en voit les photos et la biographie reprises dans nos grands quotidiens nationaux. Quand je pense que des gens critiquent notre laïcité parce qu’il y a des crèches dans certaines mairies ou autres institutions publiques !

    On croit vivre un cauchemar, c’est braiment inimaginable. Des dizaines de milliers de policiers et de soldats ont été mobilisés pour assurer la protection des lieux de culte chrétiens. Qui aurait pu le prédire, il y un ou deux ans… Il est vrai que certains signaux, pris isolément, auraient dû nous alerter. Mais les pouvoirs publics n’ont pas réagi à temps. L’état d’urgence aurait dû être proclamé depuis le mois de janvier.

    Hélas, cela ne restera pas sans conséquences. Déjà la déchéance de la nationalité va être inscrite dans le marbre, dans la constitution. Il y aura d’autres mesures. C’est triste mais la France a le droit et le devoir de se défendre. Qui peut l’obliger à continuer à réchauffer dans son sein les œufs du serpent ? Personne

    Je ne crois pas que les partis politiques soient capables de mener à bien cette entreprise de régénération ou de rétablissement national. Il faut des valeurs dignes de ce nom et non pas des tactiques qui perdent de vue l’essentiel.

    Seule l’éthique est à même de remplir ce rôle. Il ne faut pas oublier la genèse religieuse de certains idéaux politiques. Le philosophe et politologue Carl Schmitt (je ne l’aime pas beaucoup car il a été un campagnol de route d’Hitler) l’avait déjà signalé au début du XXE siècle dans son recueil de quatre conférences, intitulé Politische Théologie. Le livre a été traduit en français à la fin des années 80.

    Quelques exemples : le respect des personnes âgées, la solidarité entre les générations, la sacralisation absolue de la vie, toutes les idées qui ont donné le respect du repos hebdomadaire, la nécessité de soigner les êtres, le devoir d ‘équité, l’universalité de la loi morale. Bref, toute la panoplie de l’Etat-providence, oui, tout ceci trouve son origine dans la Bible et plus précisément dans le Décalogue. Mais aujourd’hui, qui ose se prévaloir de la Bible, qui reste, que cela plaise ou non, la vraie constitution spirituelle de l’Europe.

    On s’étonne de voir que la haute hiérarchie catholique se voile la face, observe un silence assourdissant et se conduit en France comme si elle était étrangère dans son propre pays.

    Joyeux Noël et très bonne année 2016, année du combat victorieux contre la barbarie.

  • Hollande imprévisible et fin calculateur

     

     

    Hollande imprévisible et fin calculateur

    Je devrais peut-être présenter des excuses car hier j’ai accusé François Hollande de ne pas avoir tenu parole quant à la révision de la constitution qui doit désormais comprendre la déchéance de la nationalité, même pour des gens nés en France et qui se seraient rendus coupables d’actes de terrorisme.

    Mais vous devez savoir que la rumeur suivante a couru dans les salles de rédaction : le pouvoir aurait enfumé tout le monde pour prendre tout le monde à revers et forcer Ch. Taubira à s’enfermer dans un piège. En clair, on pense que Hollande a fait croire qu’il renonçait alors qu’en réalité il avait toujours eu l’intention de faire passer cette mesure. Si cette rumeur s’avérait, alors on a affaire à un véritable Machiavel en comparaison duquel même Mitterrand serait un enfant de chœur

    Je ne sais que penser ; on dit que la politique est un jeu cruel et qu’il n’y a pas dans ce jeu là la moindre amitié. Ce qui est frappant , c’est que seule une personne était dans la confidence , c’est Me Royal puisqu’elle répondait posément à une journaliste que la déchéance serait maintenue alors que tous les autres, je dis bien tous étaient persuadés du contraire. Le suspens a été maintenu jusqu’au bout.

    Essayons d’analyser ce qui s’est vraiment passé : un sondage donnait 92% des Français désireux de voir la déchéance inscrite dans la constitution. Hollande a peut être voulu être dans la ligne. Cela ne me paraît pas convaincant de la part d’un homme qui ne tient même pas compte du résultat des régionales. En outre, il s’est brouillé avec son parti, il est vrai, cependant, qu’il lui fait avaler toutes les couleuvres.

    Alors quid de cette affaire ? Je crois que c’est 2017 qui explique tout ceci. L’homme cale tout ce qu’il fait ou ne fait pas sur cette échéance. Il sait qu’il aura des difficultés avec le PS et avec la gauche de la gauche, sans même parler des écologistes et de tous les éclopés du gouvernement (Mélenchon, Montebourg, Duflot etc…). Mais peu lui chaut, il rêve d’une autre majorité allant de la droite du PS au centre. Pour lui, ce qui compte c’est 2017. Mais dans ce cas de figure, il court de gros risques. Toutefois, il a encore un pouvoir de division et surtout il est arrivé à marginaliser Taubira de manière royale. Cruel jusqu’au bout, il veut qu’elle porte le projet au parlement alors que la droite dont le président a besoin pour parvenir à ses fins, jure que Taubira doit partir. Et tout de suite

    François Hollande n’a pas réussi un coup mais au moins deux ou trois. Quel champion au jeu d’échecs. Evidemment, il ne fera rien pour faire partir une dame qui l’indispose depuis un certain temps. Mais lorsque la droite mettra dans la balance son vote ou le départ de Taubira, il fera semblant de la soutenir et saluera qu’elle se sacrifie pour l’intérêt supérieur de la nation. Et un fauteuil tout chaud l’attend au Conseil constitutionnel.

    Et quid de la droite ? Hollande pense l’avoir prise au piège et aussi avoir donné des gages aux électeurs du FN. Mais franchement, je crains que les gens ne puissent pas suivre cet enfumage.

    Mais bravo l’artiste ! Taubira qui se croyait protégée par les frondeurs, s’est elle même enfermée dans le piège. Quelle idée : aller dire à Alger de telles choses. Inouï.