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Vu de la place Victor-Hugo - Page 570

  • A travers l'Irak, c'est l'ensemble du Moyen Orient qui est menacé

    A travers l’Irak, c’est tout le Moyen Orient qui est menacé…

    C’est ce que l’on récolte après la politique à courte vue de Nouri al-Maliki qui a mené  une politique de ségrégation à l’égard des sunnites lesquels se sont sentis rejetés et ont ouvert leurs bras et les portes de leurs villes aux membre d’al-Quaida. Le résultat est là sous nos yeux : ce n’est ni la stratégie ni la bravoure des terroristes islamistes qui expliquent leur avancée foudroyante, mais la volonté des populations sunnites locales de secouer le joug du chiite al-Maliki. Certes, la majorité chiite a souffert le martyre sous Saddam, mais aujourd’hui il est parfaitement suicidaire de les rejeter. La preuve, les villes d’Irak qui tombent les unes après les autres, au point que certains quartiers du nord de Bagdad sont déjà menacés. Or, si les terroristes peuvent compter sur l’aide des populations sunnites locales, alors les carottes sont cuites.

    Ce qui est grave ; ce sont les répercussions sur l’ensemble de la région. C’est si grave que même l’Arabie Saoudite ne sera pas épargnée. Quant à la Syrie, Bachar bientôt faire figure de héros de la démocratie et de muraille contre l’intégrisme. Quel retournement de situation

    Et pendant ce temps, Obama, qui n’a rien vu venir, s’interroge et p !se le pour et le contre pour agir ou laisser mettre al-Maliki à genoux. Mais l’Iran veille et s’il intervient pour sauver les chiites, l’Arabie ne le permettra pas.……

  • Les islamistes vont ils conquérir l'Irak?

    Al-Quaida va t elle conquérir l’Irak ?

    Les nouvelles en provenance de l’Irak ne sont vraiment pas bonnes. L’Etat islamique en au Levant et en Irak a déployé une offensive fulgurante qui lui a permis de conquérir des villes dans le pays de Saddam Hussein et de foncer en direction de Bagdad. L’armée irakienne ou ce qui en tenait lieu s’est débandée et est en fuite. Et savez vous ce que fait l’inénarrable premier ministre chiite Nouri al Maliki, eh bien, au lieu de réorganiser son armée, de la galvaniser et de prendre la tête d’une contre offensive, il menace de punir les déserteurs et fait appel à des brigades de volontaires…

    Il arrive que l’on se pose des questions angoissantes sur le mode de fonctionnement de certains peuples et de certains dirigeants de cette région du monde ! Mais quand on le fait, on se voit reprocher d’être anti ceci ou anti cela, alors qu’il n’en est rien. Ce fossé culturel s’avère infranchissable…

    Toute la faute retombe sur les choix impertinents du premier ministre actuel qui pratique une véritable politique de ségrégation à l’égard des sunnites dont les chiites ont eu, c’est indéniable, à souffrir du temps de Saddam. Mais on peut tout faire avec du ressentiment, sauf une politique ! Cet homme n’a pas évolué et n’a rien vu venir. Souvenez vous, il y a encore quelques mois, il accusait les Kurdes de velléités séparatistes au motif qu’ils défendaient leur Kurdistan et voilà qu’aujourd’hui il leur lance un appel au secours. Le même homme menaçait alors les Peshmergas de dures sanctions..

    Il a commis les mêmes erreurs avec les USA au point que ceux ci ont retiré leurs troupes combattantes de ce pays. Et aujourd’hui, si dans les heures qui viennent, les USA ne mitraillent pas les colonnes djihadistes fonçant sur Bagdad, le drapeau d’al-Quaida flottera sur édifices de la capitale irakienne. Voilà où Nouri al Maliki a conduit son pays : dans l’impasse.

    Et il ne faut pas oublier sa politique de rapprochement avec l’Iran, l’ennemi juré des USA et d’Israël.

    Le monde arabo-musulman est en état de choc. Partout gronde la colère et les pouvoirs en place sont en sursis. Que faire ? Même la survenue de la démocratie donne lieu à des débordements et à des violences. Mais imaginez vous un pays comme l’Irak aux mains d’al-Quaida ? Dans un Proche Orient qui ressemble à une poudrière ? C’est impossible.

    Les USA vont intervenir et après la défaite des djihadistes, Nouri al Maliki sera remplacé. Mais le jour d’après, que se passera t il ? Dieu seul le sait…

  • Franz Rosenzweig, Les Bâtisseurs. De la loi. A Martin Buber

    Les bâtisseurs, A Martin BUBER

                                                              De la loi

    Pour Monsieur Elie CHETRIT qui est lui aussi, à sa façon, un bâtisseur.

    Tous tes fils seront des disciples de Dieu et grande sera la paix de tes fils (Isaïe 54 ;13). Ne lis pas banayikh, tes fils mais plutôt bonayikh, tes bâtisseurs.

    Très estimé ami,

    En lisant vos Discours sur le judaïsme, je m’étonne de voir qu’ils forment aujourd’hui un petit recueil de toute une décennie et que vous êtes devenu le héraut et le défenseur de nos générations, la mienne autant que la suivante. Dans le vif débat dans lequel une première lecture de ces Discours  a entraîné nos pensée, on pouvait perdre de vue ce fait ; mais en les parcourant de nouveau à tête reposée, sans en faire une lecture objective mais avec, comment dire, une certaine excitation autobiographique, il nous apparaît alors clairement que ce sont là nos propres mots que vous avez été le premier à prononcer.

    Comme le montre l’introduction, vous avez été vous aussi sous l’emprise d’une rétrospective autobiographique en relisant  globalement ces huit discours. Non pas dans l’esprit d’une rétrospective historique  car vous n’aviez pas encore le recul nécessaire, ni par rapport à vous même ni par rapport aux Discours en question. Il s’agit plutôt  d’un examen personnel du passé à l’aune du présent et en vue de l’avenir. Vous savez combien je me sens justement proche de l’auteur de cette introduction. En la lisant pour la première fois il y a quelques mois, j’accueillis en toute bonne foi l’assurance que votre état d’esprit actuel à partir duquel vous vous penchiez sur le chemin parcouru ne représentait pour vous qu’une  clarification et non pas une conversion. C’est seulement ayant maintenant ces paroles en mémoire que je procède à une relecture de vos propos d’alors et que je comprends comment vous avez pu dire ce que vous avez dit et que vous êtes le seul à pouvoir le faire. C’est que la parole ne demeure pas l’apanage exclusif  de son auteur ; celui auquel elle s’adresse, celui qui l’entend et ceux qui la relèvent, tous ceux là  en deviennent les copropriétaires. La fortune que cette parole connaît auprès de ces personnes est bien la leur, voire même bien plus que ce qu’entendait son auteur originel en la prononçant. Or, pour les auditeurs et les lecteurs de ces Discours, cette nouvelle introduction résonne plus comme une conversion que comme une simple clarification. A vos yeux, il ne s’agissait que d’une clarification car vous êtes resté le même, mais pour vos paroles il s’agissait bien d’une conversion, une authentique métamorphose.

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