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Vu de la place Victor-Hugo - Page 802

  • Le débat d’hier entre Nicolas Sarkozy et François Hollande,

    Le débat d’hier entre Nicolas Sarkozy et François Hollande,

     

    Ce débat a dû battre des records d’audience, pourtant il fut trop long, confus et entre coupé d’interruptions et de réparties mal équilibrées. Au-delà des deux finalistes, les journalistes responsables de la conduite du débat n’ont peut-être pas été à la hauteur.

     

    J’ai l’impression qu’on a changé d’époque : c’est une habitude bien française, héritée de la république des professeurs et des avocats, de croire qu’une telle confrontation d’idées peut apporter la lumière, décider les électeurs et rendre le champ de manœuvre plus visible. Ce ne fut pas le cas.

     

    On n’en est plus à l’époque des débats entre François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing, ni à l’opposition François Mitterrand et Jacques Chirac. Certaines formules ou réparties de ce temps là sont entrées dans l’histoire… C’est une ère nouvelle, aujourd’hui, les problèmes ont changé de nature, le champ politique s’est diversifié, le parti communiste a disparu, la droite lepéniste s’est rudement fortifiée et l’écologie a fait son apparition. En une phrase, ce n’est plus le même monde.

     

    Pourtant, on sent bien que c’est l’avenir du pays qui se joue, la forme que prendra ou ne prendra pas son identité, sa place en Europe et dans le monde. En une phrase, le bien-être ou la ruine de ses habitants, c’est-à-dire la pérennité du modèle français auquel, personnellement, je ne crois plus vraiment. Je repense à une expression ancienne de VGE, évoquant in petto une forme de société duale»

     

    Et ceci met en cause les élites. Il ne s’agit de désigner un coupable qui servirait de victime expiatoire. Nous n’en sommes plus au temps du règne d’une sorte de culte sacrificiel. Mais il y a un hiatus entre les classes sociales en France. Hier un important diplomate allemand me confiant son admiration pour les élites de notre pays. Il avait raison, mais ces mêmes élites devraient irradier davantage sur le reste de la population qui représente tout de même 95% … Usons d’un euphémisme : ce n’est pas une quantité négligeable !

     

    Alors que je pensais le contraire, je vais finir par croire qu’au fond le débat d’hier n’a pas fondamentalement changé la donne, même si rien n’est joué et que les électeurs se détermineront seuls dans le secret de l’isoloir. Cependant, je n’exclus pas un resserrement de l’écart.

     

    Le seul facteur déterminant, celui qui pèsera lourdement dans la décision finale des votants, c’est la crise. Ceux qui penchent en faveur du candidat du PS ne voient qu’une chose : la crise, l’incertitude de l’avenir, le saut dans l’inconnue et les bouleversements que cela implique pour la vie de chacun. Cette préoccupation est légitime. Mais ce qui l’est moins, c’est (encore une réponse très française) de confondre la crise avec les gouvernants du moment et de leur en imputer la responsabilité. Ceci est injuste.

     

    Mais qui se préoccupe de justice et de vérité ? Dieu certainement, mais pas les forces politiques.

     

    Maurice-Ruben HAYOUN

    In TDG du 3 mai 2012

  • Mythes, paraboles et allégories dans la Bible.

    Mythes, paraboles et allégories dans la Bible.

    CONFÉRENCE A LA MAIRIE DU XVIE ARRONDISSEMENT

    Le 2 mai 2012 à 19 heures

    La littérature biblique comporte une diversité de genres littéraires.

    Nous avons deux grandes subdivisions réparties entre le judaïsme et le christianisme : la Bible hébraïque, d’une part, et les Evangiles, second testament, d’autre part.

    Dans la Bible hébraïque, le canon compte 24 livres : le Pentateuque, les prophètes et les hagiographes. Parmi cette dernière rubrique, nous découvrons une forme de littérature sapientiale, de la sagesse comme le livre des Proverbes, de l’Ecclésiaste, de Job, sans oublier une certaine partie du livre des Psaumes.

    Commençons par définir les différentes figures ou genres littéraires que sont les mythes, les paraboles et les allégories .

    INSISTER SUR LE SENS QUADRUPLE DE L’ECRITURE

    a) mythes.

    Veulent généralement rendre compte des origines, avant l’Ecriture de l’Histoire. Veulent nous informer de l’origine du mal, du sens de l’existence, la vie s’arrête-t-elle avec la mort ?

    Ce terme est généralement appliqué à la mythologie grecque, à l’Iliade et à l’Odyssée d’Homère qui fut l’instituteur de la Grèce comme Moïse le fut pour la Bible et le judéo-christianisme. Mais peut-on parler de mythes dans la Bible ? Oui et non. Pour les croyants, les récits bibliques n’ont pas l’inconstance des mythes, ne font pas intervenir un panthéon où figurent des héros divinisés. La Bible est considérée comme le document révélé du monothéisme éthique.

    Pourtant, cette Bible sur un mythe universel, celui du couple paradisiaque et de la création du monde. Cette cosmogonie est mythique.

    Mais le mythe n’est pas qu’un bavardage sans intérêt, il faut l’interpréter allégoriquement pour en extraire une certaine philosophie ou sagesse.

    Le mythe apparaît aussi dans le récit de certaines naissances miraculeuses, par exemple celle de Moïse ou de Jésus, où une providence divine particulière accompagne les premiers pas d’un héros appelé à un brillant avenir. C’est ce que Freud nommer le roman familial.

    Adam et Eve au paradis.

    Caïn et Abel

    Depuis le XIXe siècle, on a découvert l’épopée de Gilgamesh avec cette histoire du Déluge et du corbeau envoyé pour constater la baisse des eaux.

    La tour de Babel et la confusion des langues

    Abraham Sara et la naissance d’Isaac

    Sodome et Gomorrhe (visite des trois anges)

    Le combat de Jacob avec l’ange

    La ‘accession de Joseph à le vice royauté en Egypte : récit mythique de la promotion légendaire d’un Hébreu vendu comme esclave et devenu le maître de l’Egypte.

    Moïse et le buisson ardent

    Le veau d’or

    LES MURAILLES DE JÉRICHO

    Combat de David contre Goliath

    Daniel dans la fosse aux lions

    b) les paraboles

    Les récits paraboliques tant dans la Bible hébraïque que dans les Evangiles visent à édifier le lecteur, à lui transmettre par une image ou une métaphore une valeur d’ordre religieux.

    Les arbres se donnent un roi Jg 9

    Le riche et la brebis du pauvre 2S 12

    L’ajonc et le cèdre 2R 14.9s//

    La vigne Es 5 ; Jr 2 ; Ez 15 ; 19.10ss La vigne et les aigles Ez 17

    La lionne et ses petits Ez 19.1-10

    Les deux femmes, les deux alliances.

    Epître aux Galates 4 ;24

    Jésus, selon les évangiles synoptiques

    Jeûne et mariage, vin nouveau, pièce neuve Mc 2.18-22// Béelzéboul et l’homme fort Mc 3.22-27// Le semeur Mc 4.1-9,13-20// La lampe Mt 5.14-16 ; Mc 4.21 ; Lc 8.16 ; 11.33 La semence qui pousse toute seule Mc 4.26-29 La mauvaise herbe Mt 13.24-30,36-43 La graine de moutarde Mc 4.30-32// Le levain Mt 13.33 ; Lc 13.20s Le trésor et la perle Mt 13.44-46 Le filet de pêche Mt 13.47-50 Le scribe disciple et le maître de maison Mt 13.51s Le retour de l’esprit impur Mt 12.43-45 ; Lc 11.24-26 Les ouvriers de la onzième heure Mt 20.1-16 Les vignerons meurtriers Mc 12.1-12// Le figuier Mc 13.28-32// Le sel Mc 9.49s// Les serviteurs qui veillent Mc 13.35-37 ; Lc 12.35-40 L’œil et la lampe Mt 6.22s ; Lc 11.34-36 L’esclave de deux maîtres Mt 6.24 ; Lc 16.13 La paille et la poutre Mt 7.1-5 ; Lc 6.37-42 La maison bâtie sur le roc ou sur le sable Mt 7.24-27 ; Lc 6.47-49 L’esclave impitoyable Mt 18.23-34 L’esclave / l’intendant fidèle Mt 24.45-51 / Lc 12.42-48 Les dix vierges Mt 25.1-13 Les talents / les mines Mt 25.14-30 / Lc 19.11-27 Les moutons et les chèvres Mt 25.31-46 Les deux débiteurs acquittés Lc 7.41-43 Le bon Samaritain Lc 10.30-37 L’ami importun Lc 11.5-13 L’homme riche et ses projets Lc 12.16-21 Le figuier stérile Lc 13.6-9 La première et la dernière place Lc 14.7-14 Les invités au banquet Lc 14.16-24 La tour et le combat Lc 14.28-33 Le mouton retrouvé Mt 18.12-14 ; Lc 15.1-7 La drachme retrouvée Lc 15.8-10 Le fils retrouvé (« le fils prodigue ») Lc 15.11-32 Les deux fils Mt 21.28-32 Les noces Mt 22.1-14 L’intendant infidèle Lc 16.1-9 L’homme riche et Lazare Lc 16.19-31 Le maître et l’esclave Lc 17.7-10 La veuve et le juge Lc 18.1-8 Le pharisien et le collecteur d’impôts Lc 18.9-14     Jésus, selon Jean La nouvelle naissance Jn 3.1-33 Le pain du ciel Jn 6.25-58 Le bon berger Jn 10.1-16 La vigne et les sarments Jn 15.1-6

    C) Les allégories bibliques

    L’échelle de Jacob, avec ses anges qui montent et descendent.

    En conclusion, la Bible ne vise qu à édifier, transmettre une éducation morale et religieuse. Et se sert cet effet de divers genres littéraires comme le machal et son explication, le nimchal.

  • L’enquête sur la traque de Ben Laden hier soir, dimanche 1er mai sur ARTE.

     

    L’enquête sur la traque de Ben Laden hier soir, dimanche 1er mai sur ARTE.

     

    J’apprends à l’instant, en regardant la télévision, que le président Obama s’est rendu en Afghanistan, un an jour pour jour après la liquidation du terroriste Ben Laden.. Les journaux insistent sur le côté communication de ce voyage, effectué en catimini, tous feux éteinte t dans l’avion et dans l’aéroport, afin de ne pas exposer le président inutilement..

    Mais ce qui est le frappant, c’est que nous avons entendu lors de l’émission sur ARTE d’hier soir, et en particulier les atermoiements des USA lors d’une si longue traque.

    Résumons nous : après avoir conquis Kaboul, les Américains, alliés des l’alliance du nord, ont lancé une véritable traque de Ben Laden, qu’ils poursuivirent dans les montagnes de Tora Bora. Et là nous découvrons les ratés de cette hyperpuissance qui se conduit comme un grand enfant.

    Des responsables de l’armée et du renseignement Us disent leur déception quant aux occasions manquées, au cloisonnement incompréhensible entre la CIA et le FBI, la quais interdiction d’échanger des renseignements, le refus d’envoyer 800 rangers pour pallier les carences de cette inénarrable armée afghane… Bref, le 11 septembre eût pu être évité si l’on avait agi autrement , d’autant que deux des terroristes de cette journée fatidique, notamment Mohammed Atta, étaient connus de la CIA.

    Ce qui est encore plus stupéfiant, ce sont les différents jalons sur la route de Ben Laden qui a organisé tant d’attentats alors que les USA s’interrogeaient sur les voies légales pour l’arrêter et le juger. Cette incroyable légèreté n’a d’égale que la duplicité largement attestée des Pakistanais qui n’ont jamais soutenu les USA de manière franche et massive.

    Faut-il faire confiance aux USA ? Faut-il compter sur eux pour assurer sa propre sécurité ? J’en doute, non pas qu’ils n’aient pas les mêmes valeurs judéo-chrétiennes que nous, la même sacralité de la vie, de l’insubstituabilité de l’individu, etc… C’est tout simplement qu’ils ne réagissent pas comme il faut, la où il le faut et surtout au moment où il faut.

    A en croire le reportage, Ben Laden aurait pu être neutralisé depuis belle lurette, ce qui aurait évité aux USA un traumatisme inoubliable. C’est leur mentalité. Comment vouloir respecter la légalité face à un terroriste qui s’est juré urbi et orbi votre perte, qui appelle à occire tous les Américains, civils ou militaires ?

    En fin de compte, c’est bien Georges Bush qui posera les jalons de cette liquidation de Ben Laden. Mais tout de même, le Pakistan détient la palme de l’infidélité et du mensonge : avoir eu le terroriste pendant des années chez eux à Abbottābād, tout près de la plus grande académie militaire, sans le savoir… C’est incroyable.