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Vu de la place Victor-Hugo - Page 954

  • Les djihadistes d’Al-Quaida tentent-ils d’infiltrer les rebelles libyens ?

    Les djihadistes d’Al-Quaida tentent-ils d’infiltrer les rebelles libyens ?

    Depuis quelques jours, les observateurs qui scrutent les exploits de la coalition se demandaient pour quelles raisons, au juste, les avions des puissances occidentales avaient voire ralenti, voire pratiquement suspendu leurs frappes qui mettaient pourtant à mal l’armée régulière à la solde de Khadafi. Maintes hypothèse furent avancées ; la transmission du commandement à l’OTAN, le mauvais temps, etc…

    Mais la vraie réponse n’est venue que plus tard, à travers lignes d’une interview du généralissime US : la coalition redoute que des éléments d’Al-Quaida se soient infiltrés dans les rangs libyens. Pour en avoir le cœur net, les Anglo-Saxons ont envoyé sur le terrain des dizaines d’officiers de renseignement militaire, la CIA, les SAS et les Seals britanniques qui opèrent sur le terrain réorganisent les troupes, les disciplinent convenablement et se livrent à des investigations poussées pour traquer les djihadistes.

    Les sources occidentales notent que la Libye avait fourni un étonnant contingent de djihadistes en Irak et en Afghanistan. Tant d’auteurs d’attentats suicides proviendraient du pays du colonel Khadafi. Les militaires américains n’entendaient donc pas armer et entraîner des hommes qui retourneraient contre eux leurs armes et leur savoir-faire. Donc, prudence et attentisme.

    Il semble que les forces occidentales aient les choses mieux en main. D’ailleurs, depuis quelques jours, les insurgés ne reculent plus, ils auraient même répris Brega et se prépareraient à une sérieuse contre offensive contre les troupes de leur ennemi à Tripoli.

  • Quelle est la doctrine de M. OBAMA en matière de politique étrangère ? Quelle est la doctrine de M. OBAMA en matière de politique étrangère ? Une question de lisibilité…

    Quelle est la doctrine de M. OBAMA en matière de politique étrangère ?

    Une question de lisibilité…

    Je viens d’achever la lecture d’une longue interview donnée au journal Le Monde par l’ancien conseiller spécial du président Carter, au nom imprononçable ( à consonance polonaise), que l’on me pardonnera de ne pas citer ! Le contenu de l’entretien est hautement instructif, quoique tout en nuances.

    En gros, il jette un regard critique sur la politique étrangère de l’actuel président et se demande si ce dernier a vraiment une doctrine en politique étrangère ou s’il se contente de subir les événements ou de les précéder, voire de les deviner… Il liste les ratés en Afghanistan (d’où un retrait lui semble hautement hasardeux), les incertitudes au Pakistan (où les USA sont toujours au bord de la rupture tant leurs alliés locaux leur paraissent peu fiables) et enfin leur rôle dans les révoltes arabes est très vague. Quand on pense que Madame Clinton est allée jusqu’à dire que Bachar el-Assad est un réformateur… alors que les morts par balles se comptent par dizaines lors des dernières manifestations…

    Le conseiller de l’ancien président Jimmy Carter porte aussi un jugement plutôt sévère sur ce qui se passe ou s’est passé au proche Orient. Il relève avec raison que le Pr Obama hésite toujours à pratiquer une politique de rupture avec les 40 dernières années de politique étrangère américaine, s’étant enfin rendu compte de l’extrême difficulté du sujet. Il n’a pas la cruauté de rappeler les niaiseries de la campagne électorale, mais on le sent proche de le faire.

    Comment avoir laissé choir le président Hosni Moubarak comme une vieille chaussette alors qu’il avait été un fidèle soutien des USA dans la région pendant trente ans ? Certes, il a comme tous les dirigeants de la région confondu les caisses de l’Etat et sa cagnotte personnelle ; mais tous les dirigeants arabes le font ou l’ont fait. Comment, demande le conseiller, voulez vous que les dirigeants actuels arabes fassent confiance aux USA de M. Obama ?

    Enfin vient le cas de la Chine qui entend dans les décennies à venir disputer aux USA le leadership mondial. Mais d’ici là, les électeurs américains auront retrouvé la raison

  • Un appel sur Facebook à manifester le 15 mai contre Israël ?

    Un appel sur Facebook à manifester le 15 mai contre Israël ?

     

    Entendu ce matin sur France 24 : une page parue sur Facebook appelait à manifester en Cisjordanie le 15 mai contre les autorités israéliennes. L’annonce expliquait que le ministre israélien de la communication a écrit à Marc Zuckerberg, le fondateur de ce réseau social, le priant de supprimer cette page. Après quelques tergiversations, la page a effectivement disparu mais elle fut remplacée par d’autres annonces allant dans le même sens.

    En fait, la nature de la protestation n’est pas assimilable à ce qui se passe sous nos yeux dans les pays arabes qui ont privé leurs citoyens des droits civiques les plus élémentaires. Ce qui n’implique pas qu’il ne faut pas rechercher la paix par tous les moyens pacifiques.

    On voit, par exemple, ce qui se passe au Yémen et surtout en Syrie où une dizaine de personnes a perdu la vie lors des manifestations d’hier. Mais on peut s’interroger sur le rapport qu’il y a entre la prière où l’homme se rapproche de D- et la flambée de violence. En principe, quand on sort d’un office religieux, on est pétri de spiritualité et d’amour du prochain. Or, chaque vendredi que D- fait est ensanglanté depuis que le printemps arabe a commencé.

    Cette flambée de violence qui remplace la ferveur religieuse s’explique peut-être par le fait que l’attroupement, la réunion de masses ne peut e faire que dans les mosquées, lors de la grande prière du vendredi. Car dans les régimes autoritaires, les rassemblements sont interdits. Ce ci expliquant peut-être cela.

    Il faut espérer que les révolutions en cours dans tous ces pays qui ont connu une si longue éclipse de la démocratie dessillent les yeux des gens et les conduisent à faire la guerre à leurs vrais ennemis : l’ignorance, la corruption, l’analphabétisme, l’obscurantisme religieux et, dernier mais non moindre, l’abaissement du statut de la femme, l’autre moitié du ciel comme disait Mao.