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  • Israël a attaqué l’Iran

    Israël a attaqué l’Iran

    Selon toute vraisemblance, c’est bien ce qui s’est passé il y a environ dix jours lorsqu’un important site de missiles, capables d’emporter des charges, même nucléaires, situé dans un massif montagneux ultra secret, a soudain explosé , entraînant la mort de dizaine de gardiens de la révolution et l’annihilation de toutes les armes stockées sur place…

    Embarrassé, le pouvoir iranien a commencé par publier des communiqués contradictoires sur cette affaire, initialement présentée comme un accident mais nullement comme le résultat d’un sabotage réussi. C’est une affaire grave qui indique clairement que la guerre, non conventionnelle, mais très violente, entre l’Iran des Mollahs et le monde occidental, a déjà commencé. Une guerre non déclarée mais un réel état de belligérance.

    Assurément, tous les regards se tournent vers Israël et lui imputent cette action spectaculaire. Mais pour le moment une seule chose est sûre : une importante base de missiles de courte et moyenne portée, située à l’ouest de l’Iran, non loin de la frontière irakienne, a été détruite. Des soupçons se portent aussi sur les nationalistes du Kurdistan voisin qui ont maille à partir avec les Mollahs. Par ailleurs, le pouvoir iranien s’est soudain rendu compte de sa vulnérabilité extrême et de l’existence certaine de complicités intérieures, à l’intérieur même de la base de missiles, voire du pouvoir iranien lui-même.

    Au fond, et je le répète, la seule chose dont on soit sûr, c’est de la destruction de cette base. Il est vrai que l’Iran fait l’objet d’une incroyable surveillance tant satellitaire qu’électronique. On se souvient du bug informatique mystérieusement survenu il y a quelques semaines et qui a paralysé, comme par hasard, les ordinateurs de la centrale nucléaire de Boucherbe. Et là aussi, étrangement, les soupçons se sont portés sur les USA et Israël.. Qu’en est il au juste ? D- seul le sait pour le moment.

    Toutefois, tous ces incidents montrent un pouvoir iranien aux abois. On comprendrait alors un peu la hargne de M. Ahmaninedjad, venu haranguer le Hezbollah aux portes d’Israël, à moins de 4 lm de la frontière. Le monde entier avait relevé l’impressionnante impavidité israélienne face à une telle provocation. Et pour cause : les Israéliens, et eux seuls peut-être, savaient ce qui s’était passé et comprenaient donc aisément la hargne du président iranien qui venait de perdre un volet crucial de sa panoplie de défense.

    Que retirer de tout cela ? L’instabilité politique continue en Iran. L’opposition, la résistance au régime a changé de nature, elle s’organise en profondeur. La vulnérabilité du régime saute aux yeux de sa population qui comprend mieux aujourd’hui qu’il engage le pays dans des sentiers dangereux. Enfin, que ses jours sont comptés.

    Quel dommage ! L’Iran, héritier du grand legs de la Perse antique nous avait habitués à bien mieux. Vivement que ce grand pays reprenne toute sa place dans le concert des nations et s’engage dans la voie de la prospérité et de la paix.

  • LA MAFIA, INVINCIBLE PIEUVRE…

    LA MAFIA, INVINCIBLE PIEUVRE…

     

    J’ai suivi hier soir sur ARTE une remarquable émission sur la mafia sicilienne. Que de révélations, que de précisions, un reportage d’une grande valeur. On revient sur la naissance de ce phénomène spécifique au sud de l’Europe et plus particulièrement italien, mais italien de l’extrême sud. Pourquoi ? parce que l’unité italienne, telle que réalisée par Garibaldi (qui ouvrit largement ses rangs aux mafieux) était une chose bien théorique aux yeux des gens de Naples, de Palerme ou de Reggio de Calabre. Pour les habitants de ces contrées oubliées, il fallait s’en sortir par tous les moyens, y compris peu recommandables.

    Le reportage a montré que depuis plus d’un siècle et demi, toutes les institutions républicaines, ecclésiastiques, voire même l’armée et les services secrets n’ont pas hésité à faire appel à la mafia qui bafoue les lois joyeusement, brise les grèves, attaque et tue les militants de gauche, sert de garde prétorienne aux grands propriétaires terriens, aide les Alliés à débarquer en Sicile… Bref une polyvalence inouïe, un peu comme une cellule souche, totipotente… Utilisable partout, en tout lieu !

    Les hommes frustes, issus de petits villages isolés et condamnés à une misère endémique ont émigré aux USA où ils appliquèrent les recettes de leur pays d’origine. Ils se révélèrent de remarquables organisateurs. La justice américaine ne tarda pas à réagir mais lorsqu’éclata la guerre, on n’hésita pas à tirer de sa cellule Lucky Luciano (ainsi appelé car ayant survécu à un attentat violent) pour s’assurer de complicités sur place et limiter la résistance au débarquement en Sicile. Enfin, pour éviter d’éventuelles revendications sociales, les généraux US fermèrent les yeux sur les trafics d’alcool et de cigarettes que l’Amérique exporta à profusion vers cette partie affamée et privée de l’Europe. Sur place, l’US Army se montre reconnaissante et nomme maires et gouverneurs de province les têtes de la mafia ! On ferme même les yeux sur les réseaux de prostitution dont les soldats ont tant besoin.

    Un détail m’a frappé , bien plus que d’autres. Lorsque Benito Mussolini se rend en Sicile, il est, comme le veut la règle, accompagné par une multitude de policiers et de gendarmes. Les mafieux de l’île croient bien faire en lui tenant à peu de choses près le discours suivant : Excellence, ici, nous nous occupons de tout, vous n’avez pas besoin de tant d’hommes en armes. Nous avons tout ce qu’il faut…

    Le Duce fut estomaqué par de telles déclarations. Rentré à Rome, il décida de faire la guerre à la pieuvre. Mal lui en prit car celle-ci avait déjà infiltré son propre parti fasciste et put se présenter comme une innocente victime d’une injuste répression…

    Mais le coup le plus génial de la pieuvre fut le suivant : lorsque les Alliés les approchèrent pour les sonder, les mafieux arguèrent de la répression qui s’était abattue sur eux pour dire qu’ils étaient anti-fascistes et que les ennemis de leurs ennemis étaient leurs amis..

    Un dernier point, un peu polémique : l’action conjugué l’Eglise catholique avec la mafia. Seul un courageux cardinal de Palerme a osé demander l’excommunication des mafieux et fait valoir que les pratiques de la mafia étaient contraires aux principes de l’Eglise et aux règles de l’Etat républicain. Ce prélat a sauvé l’honneur de l’Eglise, détentrice de l’Evangile

  • La France à sec : vers une pénurie de carburant

     

    La France à sec : vers une pénurie de carburant

    C’est effectivement ce qui risquait de se produire, si le gouvernement n’avait pas pris la courageuse décision de débloquer les dépôts de carburant par les forces de l’ordre. On n’avait encore jamais vu cela depuis mai 68. Et on pense que les historiens évoqueront aussi octobre 2010 comme ils parlent désormais de mai 68.

    Est-il normal que des syndicats minoritaires bloquent à l’envi ce qu’ils veulent, à la seule fin de satisfaire leur désir d’en découdre avec un ordre social qu’ils rejettent ? Ce matin, on a détaillé ce que le gouvernement britannique de David Cameron envisageait de faire pour maintenir la tête du pays hors de l’eau. En France, je crois que le dixième de ces mesures ferait couler des fleuves de sang dans les rues : Dieu nous en préserve !

    Il faut aussi revenir sur la définition (je dis bien la définition et non le droit) de faire grève : qu’est-ce à dire ? Où a t on vu que cela permet aux grévistes de bloquer des sources d’énergie, destinées, par cette pénurie, à paralyser la vie du pays ? On ne compte plus les millions de journées de travail perdues, les bouleversements, les reports, la mauvaise image du pays, partout dans le monde…… Même les pays de l’Europe du sud se moquent de la France et des Français.

    Je ne suis pas loin de penser que les syndicats sont tombés à pieds joints dans le piège que le gouvernement leur avait savamment tendu : c’est facile de faire descendre les gens dans la rue, surtout dans un pays comme la France où subsiste depuis toujours un zeste d’insatisfaction et de jalousie sociales, c’est autrement plus difficile de les faire rentrer chez eux, sans rien dans leur musette. Les syndicats sont condamnés à une fuite en avant, dépassés par les extrémistes qui n’ont rien à perdre, les lycéens sont trop jeunes pour se prémunir contre les casseurs.. Résultat : les Français, la majorité silencieuse, se retournent contre les fauteurs de troubles en voyant les voitures en feu, le désordre et l’anarchie : il y eut hier à Lyon, place Belcourt, de véritables batailles de rues avec vandalisme et pillage de magasins : tiens, est ce que cela a quelque chose à voir avec les retraites ?

    Une seule difficulté pour le gouvernement : expédier au plus vite la discussion de la loi au Sénat. Il ne faut pas que cela dure. L’immense majorité de ce pays est respectueuse de la loi. Une fois qu’elle est votée. Rideau. Dura lex, sed lex.