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Vu de la place Victor-Hugo - Page 1027

  • L’ÉCHEC DE LA POLITIQUE D’INTÉGRATION EN ALLEMAGNE

    L’ÉCHEC DE LA POLITIQUE D’INTÉGRATION EN ALLEMAGNE   SELON LA CHANCELIERE ANGELA MERKEL

     

    Jusqu'à la dernière minute, j’ai bien cru faire l’article de ce matin sur l’essoufflement des manifestations en France. Quand j’ai entendu les quelques phrases en allemand de Madame Merkel signant l’acte de décès de la politique d’intégration des Turcs et des musulmans en Allemagne, j‘étais abasourdi.

    Il y a tout juste quelques semaines paraissait en Allemagne le brûlot de Th Sarazin qui disait tout haut ce que des millions d’Allemands (plus de 30%) pensaient sans oser l’exprimer publiquement mais qu’ils confiaient volontiers aux instituts de sondage : ils considèrent à tort ou à raison que les immigrés de cette origine sont un boulet pour l’Allemagne… C’est sûrement excessif mais on aurait tort de négliger un tel résultat puisque même Th Sarazin est membre de la SPD, donc social-démocrate et qu’il a choisi pour titre de son ouvrage, Deutschland schafft sich ab..

    Madame Merkel parlait devant les jeunes de son parti et a dit que l’espoir de voir naître en Allemagne une société multiculturelle s’était évanoui à tout jamais et que l’intégration des étrangers, principalement musulmans, avait échoué (gescheitert). Est-ce une simple riposte pour enrayer la chute libre dans les sondages ? Sont-ce les anciens démons de l’Allemagne qui se sont réveillés ? J’avoue hésiter sur la voie à suivre. Mais certaines choses sont évidentes : quand on veut vivre avec des gens, quand on vient chez eux, on est tenu de se rapprocher d’eux dans une certaine mesure. Or, les Allemands reprochent aux Turcs chez eux de toujours recevoir, de toujours revendiquer mais de ne jamais rien donner, ne jamais s’ouvrir et de continuer à regarder vers leur Turquie d’origine alors qu’une partie d’entre eux est née sur le sol allemand. Les immigrés, soyons justes, sont mus par des considérations exclusivement économiques, ce n’est pas le german way of life qui les attire, ils veulent simplement s’assurer d’un minimum de prospérité..

    En effet, quand on change de pays, on ne doit pas se contenter d’y habiter, il faut aussi y VIVRE, s’identifier en quelque sorte à son histoire, faire partie de sa nation. Cette demande, selon la chancelière, n’a pas été satisfaite. Et ce n’est sûrement pas le discours du premier ministre turc M. Erdogan qui l’y aidera…

    La grande question qui se presse à nos lèvres est la suivante : comment vont ragir les millions de Turcs et de musulmans sur place ? Vont-ils se sentir marginalisés, stigmatisés ? Vont-ils être plus réceptifs qu’ils ne le sont déjà au discours des radicaux et à la crispation, au repli identitaire ?

    Je ne sais. Ce que je constate, c’est que l’Allemagne rejoint la majorité des pays d’Europe qui adoptent des attitudes de défiance à l’égard d’une certaine immigration. Il faut faire preuve de prudence, de modération et d’audace, mais en aucun cas de la politique de l’autruche.

  • Et de cinq ! Le mouvement de grèves et de paralysie contre la réforme des retraites

    Et de cinq ! Le mouvement de grèves et de paralysie contre la réforme des retraites

    Une nouvelle fois, ceux qui protestent contre la réforme des retraites vont se mobiliser dans les métropoles françaises afin d’ajouter à la confusion et au désordre qui menacent. J’avoue ne plus très bien comprendre. Après les appels inconsidérés de certains leaders socialistes à la jeunesse, l’invitant si imprudemment à descendre dans la rue, il y a à présent l’organisation du déséquilibre et de la pénurie. Certains grévistes ne se gênent même plus pour le clamer à la télévision : ils veulent développer une stratégie de l’encerclement et faire venir les lycéens, les routiers, les transports, les aéroports, bref tous les pans de l’économie française pour contraindre le gouvernement à revenir sur son projet. C’est ainsi que les chaînes de télévision attisent, sans le vouloir vraiment, l’idée de pénurie alors que les réserves de carburant sont au maximum et que le pays peut tenir au moins trois mois.

    Mais par delà cette évidence, comment peut-on admettre que quelques groupes, situés à des emplacements stratégiques, paralysent, voire causent à tous les autres citoyens, des nuisances incroyables ? Comment admettre que des gens qui ont la sécurité de l’emploi puissent abuser de leur position ? Le droit de grève n’est pas le pouvoir de rendre impossible la normale des autres. Il y a dans ce pays ds attitudes qui s’apparent à une stratégie de guerre civile. On sent que la société française actuelle ressemble à un volcan où la braise couve silencieusement mais fortement sous la cendre. Pourquoi ?

    Comment se fait-il que dans le camps des opposants –et ils ont le droit de l’être- on n’entende guère de solution alternative ? Comment se fait-il que le PS se sente soudainement débordé par la rue qu’il a excitée mais ne contrôle plus ?

    Il y a un bon mot de Nikita Krouchtchev que l’on pourrait citer , en l’adaptant à la situation actuelle: donner la parole exclusivement à la rue est séduisant mais extrêmement dangereux.

    On peut tout faire avec des baïonnettes sauf s’asseoir dessus…

  • la très étrange visite de M. Ahmaninedjad au Liban : un Etat vraiment indépendant ?

    V

    la très étrange visite de M. Ahmaninedjad au Liban : un Etat vraiment indépendant ?

    Aux premières lueurs de l’aube, réveillé après le long dîner-débat d’hier soir, je regarde l’écran de télévision, sans vraiment croire ce je vois et entends : l’inénarrable président iranien qui se rend dans le sud du Liban, tout près de la frontière israélienne pour annoncer haut et fort que l’Etat hébreu va disparaître… On se frotte les yeux et on se demande si on a bien entendu. Alors que cet Etat dont il s’est juré la perte peut infliger au sien une terrible défait à la fois militaire et électronique (il en a déjà eu un avant-goût), ce président iranien, si fortement contesté dans son propre pays et dont l’élection fut entachée d’irrégularités graves, n’a rien de mieux à faire que de venir perturber le calme d’une région qui n’a guère besoin de cela…

    Au lieu des e vouloir un facteur de paix et d’apaisement, cet homme aux abois a tout misé sur une stratégie de l’affrontement : la Maison Blanche n’a pas tardé à réagir en soulignant que le Liban n’était plus un Etat indépendant et qu’une partie de son territoire était devenue une base militaire iranienne. A quand la République libanaise islamique ?

    Mais comment une faction chiite armée peut-elle s’arroger le droit de faire inviter un tel homme et lui offrir un circuit de visite qui met en danger la sécurité du pays ?

    Pour l’instant, Israël a réagi avec calme et pondération. Il est douteux qu’il en sera toujours ainsi. Le président iranien aggrave son cas : les USA et l’Europe, sans même parler d’Israël, ne lui laisseront pas les mains libres au Liban. Ni même ailleurs, semble-t-il.

    Rêvons du jour où le Liban retrouvera enfin son indépendance et l’Iran des dirigeants dignes de ce nom..