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Vu de la place Victor-Hugo - Page 945

  • LA FRANCE ET L’IMMIGRATION DE TUNISIE ET D’AILLEURS…

    LA FRANCE ET L’IMMIGRATION DE TUNISIE ET D’AILLEURS…

    M. Henri Guaino, le conseiller spécial du Président Nicolas Sarkozy a explicité la position de la France quant au respect des accords de Schengen : il ne s’agit pas d’en suspendre l’application mais d’en préciser les modalités dans des circonstances exceptionnelles. Henri Guaino a nettement expliqué la position de la France.
    La question qui demeure est, cependant : que pouvons nous faire pour ces hommes, ces femmes et parfois aussi ces enfants qui bravent une mer déchaînée pour rejoindre des rivages devenus inhospitaliers ? A l’évidence, nos pays ne peuvent plus, ne veulent plus accueillir une émigration qui fait peur, nourrit (à tort ou à raison) l’insécurité et complique la vie des nationaux dans les pays concernés.
    Mais alors n’existe-t-il qu’une solution, à savoir le rejet, le renvoi de ces victimes de la misère et de la tyrannie ? Non point, il nous faut trouver une autre solution qui permette de maintenir tous ces gens chez eux. Comment ? En généralisant l’ingérence humanitaire soutenues par des interventions armées… Il n’est pas normal, par exemple, que l’ONU intervienne en Libye et pas en Syrie où le même phénomène existe : un régime autoritaire et corrompu tue sa propre population. Depuis hier, l’armée syrienne se comporte chez elle comme sur un champ de bataille à l’étranger. Elle a investi Dera’a avec des blindés et des chars d’assaut, arrête les opposants à tour de bras et ne s’embarrasse guère  du respect des droits de l’homme. Pourquoi laisse-t-on le régime de Bachar al-Assad agir de la sorte ? On nous répond que ce pays agressif dispose de maints leviers régionaux qui assurent sa survie…
    Ce raisonnement relève de la Realpolitik et tourne totalement le dos à l’éthique la plus élémentaire. Au nom de ce même principe cynique, on a laissé la Syrie occuper le Liban pendant plus d’un quart de siècle. Allons nous continuer dans cette voie ?
    La force éthique doit primer sur tout le reste. Ce n’est pas un rêve. Les Suisse eux même le savent bien, eux qui abritent le centre de la Croix Rouge et jadis la Société des nations. Eux aussi s’inquiètent à juste titre des dangers d’une immigration incontrôlée…

  • LES GENERAUX EGYPTIENS ET ISRAËL

    LES GENERAUX EGYPTIENS ET ISRAËL
    On a déjà eu l’occasion de souligner dans ce même blog que les généraux égyptiens qui se sont constitués en un Conseil suprême des forces armées commettaient erreur sur erreur en livrant leur ancien chef, Hosni Moubarak, à la vindicte populaire. Ils n’ont pas encore réalisé qu’ils ont ouvert la boîte de Pandore et surtout que le peuple ou la vox populi est quelque chose d’irrationnel et de cruel. Certes, sur l’injonction insistante des chefs américains, notamment du Pentagone, ils s’empressèrent d e dire, au cours de la révolution, qu’ils respecteraient les engagements internationaux de l’Egypte, comme s’ils avaient eu d’autre choix… Mais le dernier événement en date montre que ces militaires ne sont meilleurs que leurs collègues d’autres pays arabes : ils sont permis que l’on brûle un drapeau israélien sur la fameuse place Tahrir…
    Décidément, on se demande ce que peuvent bien vouloir les Arabes. Alors que leur monde explose en raison de ses propres contradictions trop longtemps passées sous silence, Israël est un principe explicatif fort commode : En somme, la chute de Ben Ali en Tunisie, celle de Moubarak en Egypte, celles, prochaines de el-Assad en Syrie et de Khadafi en Libye et de Saleh au Yémen seraient le résultat de je ne sais quelle machination sioniste. Toujours cette théorie du complot à laquelle recourt les régimes arabes lorsqu’ils se trouvent dans une impasse.
    Le fait d’avoir brûlé un drapeau israélien pourrait coûter très cher aux Egyptiens qui devraient se méfier de la réaction des USA dont les subsides leur permettent de vivre. L’armée égyptienne, si mal équipée et si peu entraînée, serait dans un bien pire état si les USA suspendaient leurs livraisons gratuites d’armement. Les généraux le savent bien, eux qui, pour sauver leur tête, n’ont pas hésité à livrer celle de celui qui les avait promus, nommés et protégés.
    Un fait avait donné l’éveil il ya quelques semaines : lors de la révolution, les généraux égyptiens ont attendu cinq semaines avant de reprendre les livraisons de gaz à Israël… Aujourd’hui, ils parlent de revoir tous leurs contrats avec tous les pays, y compris Israël.
    C’est leur droit le plus strict mais sous peu Israël exploitera richement les gisements découverts au large de Haïfa et ne dépendra plus de personne.
    ON a du mal à cacher son irritation quand on voit qu’Israël ne cessera donc jamais d’être considéré commun bouc émissaire dans la région.
    Au lieu de se retrousser les manches, de faire redémarrer l’économie, notamment le tourisme qui leur permet de vivre, ces pauvres généraux égyptiens n’ont rien appris. Ils devraient méditer ce que maintes confrontations militaires avec Israël leur ont coûté.

  • A L’ABBAYE DE FONTEVRAUD (OU FONTEVRAULT)

    A L’ABBAYE DE FONTEVRAUD (OU FONTEVRAULT)

    Quelle somptueuse abbaye ! Quel accueil et aussi quelle météorologie merveilleuse sur ce site couvrant près de 14 hectares et magnifiquement entretenus ! Vraiment, mon séjour dans cette abbaye me laisse des souvenirs inoubliables. Nous sommes accueillis par Monsieur Bertrand Ménard qui me semble être l’intendant supérieur de l’abbaye et qui se porte à notre rencontre pour nous conduire dans nos quartiers, un très beau studio portant le nom et de Rabelais, voisin d’un autre nommé Mérimée … Bertrand est la cheville ouvrière de cette belle demeure, le premier levé et le dernier couché. Il ne marche ni ne court mais vole. IL a tout préparé, tout arrangé, ce qui explique que tout se soit très bien passé.
    Notre colloque s’est tenu devant une assistance nombreuse et attentive et portait sur la notion de résurrection. Cette notion était représentée par des membres des trois religions.
    En fait, qu’est ce que la résurrection ? Ce n’est ni un retour sur terre comme on pourrait se l’imaginer, ni une réincarnation, c’est, sauf erreur de ma part, le fait de quitter la mort pour revivre à une vie d’une autre nature. Cela veut dire aussi que pour les Chrétiens, l’être qui représente leur espoir et leur avenir dans l’au-delà, n’a pas fini de cette mort ignominieuse et que D- n’aurait pas laissé celui qu’il avait choisi, se faire tuer de manière si scandaleuse et cruelle… En gros, la résurrection signifie que l’être en question n’est pas simplement mort mais qu’il revit quelque part sous une forme que nul ne peut connaître et qu’il se manifestera à nouveau à la fin des temps… C’est une illustration bien particulière du messianisme juif, avec, assurément, des ingrédients venus d’horizons plus païens…
    Je dois vous dire un mot du concert qui s’en suivit sur la Passion du Christ selon Saint Jean. De prime abord, on pourrait s’étonner qu’un homme comme moi ait frénétiquement applaudi un texte si peu aimable pour les juifs, leur grand prêtre et leur religion en général… Mais tout le monde connaît la dureté du récit johannique et quand à moi je n’ai fait que rendre hommage à la prestation musicale de l’orchestre même si je suis séduit par la langue allemande de Jean Sébastien Bach. Le souper qui clôtura cette longue soirée, bien après minuit, fut des plus conviviaux : les concertistes, les cantatrices (fort belles) se sont joints aux autres convives pour déguster cet excellent repas.
    Et le lendemain, nous eûmes l’insigne honneur d’être invités à déjeuner par Monseigneur Gérard DEFOIS, ancien archevêque de Reims, en charge par la suite de l’évêché de Lille et qui a célébré la messe de Pâques ce matin à 11 heures dans l’église abbatiale de Fontevrauld… Nous sommes en Normandie depuis hier mais avons échangé des mèls avec Monseigneur DEFOIS qui nous a, à son tour, souhaité de joyeuses Pâques juives comme nous le faisons respectueusement pour lui, à l’occasion des Pâques chrétiennes.
    Au cours de ce déjeuner pris dans un magnifique restaurant La licorne, nous avons joint de la spiritualité à une très haute gastronomie. Nous n’ignorons pas que l’homme ne vit pas que de pain, mais comme le rappelait sournoisement Voltaire, il en vit aussi…
    En bref, tout s’est très passé, n’était une petite décharge de batterie qui fut raisonnablement réparée. Mais comme nous l’enseigne un dicton talmudique,  tout contre temps, tout obstacle peut avoir des conséquences bénéfiques : kol ‘aqqava le-tova.
    Joyeuses Pâques aux uns et aux autres