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Vu de la place Victor-Hugo - Page 948

  • La contestation dans le monde islamique : la Syrie et l’Iran

    La contestation dans le monde islamique : la Syrie et l’Iran

     

    On dit généralement : tel père, tel fils. Ce n’est pas vraiment le cas en Syrie où (D- soit loué) le président actuel ne peut pas tuer comme le faisait son père Hafez el Assad lequel n’hésita pas à annihiler des villes entières, habitées par les Frères musulmans. La même chose pour l’oncle du président actuel Rifaat el Assad qui noya dans le sang une tentative d’assassinat dirigée contre lui : c’est l’actuel ministre de l’intérieur syrien qui, nous dit on, prit les choses en main.

    Le problème est qu’aujourd’hui les choses se présentent autrement. Alors qu’il y a seulement un an, une simple brigade mécanisée de l’armée syrienne aurait pu ramener l’ordre en noyant dans le sang les protestataires, le modus operandi a entièrement changé : les chaînes satellitaires arabes, mais aussi les réseaux sociaux ainsi que les téléphones portables ont révolutionné la situation. N’oublions pas aussi le sursaut de dignité des masses arabes qui relèvent courageusement la tête après des décennies d’humiliation.

    Ce qui frappe dans le contexte syrien, c’est l’aide que l’Iran lui apporterait pour réprimer les manifestations. Ceci révèle une signe de faiblesse du régime. Il est vrai que l’Iran dispose d’un savoir-faire dans ce domaine, puisque le régime des Mollahs n’a pas hésité à faire tirer sur les cortèges de l’opposition alors que celle-ci dénonçait les fraudes massives ayant entaché les élections présidentielles.

    De l’avis unanime des commentateurs, les jours du régime syrien sont comptés, l’exemple des autres dictateurs arabes contraints à fuir est là et encourage la contestation.

    Au fond, l’Iran qui se croit à l’abri, sera entraîné par la Syrie dans sa chute. A moins que les Mollahs ne comprennent qu’ils ont perdu la partie et qu’ils s’en aillent paisiblement. Ce serait sans précédent dans l’Histoire : das wäre einmalig, beispiellos in der Weltgeschi
  • L’Italie, la France et les migrants tunisiens

    L’Italie, la France et les migrants tunisiens

    La France et notamment Monsieur Claude Guéant, le ministre de l’intérieur, ont eu raison de suspendre les liaisons ferroviaires entre Vintimille et Marseille afin de préserver l’ordre public. Les partis et les organisations de gauche ont, certes, des mouvements d’âme qui les honorent mais ils ne tiennent pas compte de la réalité sociologique.

    Or cette réalité vient d’être une nouvelle fois confortée par un tout petit pays de l’Europe communautaire, la Finlande, où un simple parti qui se fait appeler le parti des vrais Finlandais (rien que cela) a effectué une percée historique. Partout, on resserre les écrous, partout on refait les comptes, partout on se déclare incapables de recevoir les réfugiés ou les migrants d’autres pays, notamment d’Afrique noire et d’Afrique du nord.

    Une telle situation génère un sentiment de malaise, mais une chose ne laisse pas de nous frapper : comment se fait-il que ces pays ne parviennent pas à réorganiser leurs économies nationales, à combattre la corruption et à assurer un avenir viable à leurs citoyens ?

    Il y a là un mouvement de balancier qui donne raison aux partis extrémistes qui posent la question suivante : vous nous avez priés de quitter vos pays que nous avions colonisés et aujourd’hui vous effectuez la même colonisation en sens inverse… Les chiffres fournis par le nouveau ministre e l’intérieur français sont éloquents. Jusqu’à présent on les dissimulait soigneusement car les évoquer eût été apporter de l’eau au moulin du Front National. Aujourd’hui, on se rend compte que cela ne sert plus à rien puisque ce même parti caracole en tête des sondages…

    Le cas des Tunisiens est spécifique : ils ne veulent pas retrouver la stabilité et la sérénité. Il est vrai qu’ils ont eu 23 ans de dictature. Aujourd’hui, ils font le ménage chez eux et ne veulent plus être gouvernés par des hommes ou des partis qui pactisèrent jadis avec l’ancien président Ben Ali. Mais voilà, cette médaille a aussi un revers : tant que la stabilité et la sécurité ne sont pas au rendez vous, pas de tourisme, cette branche d’activité qui donne du travail à tant de personnes…

    Il faut faire preuve de sagesse et comprendre enfin que l’Europe ne peut plus accueillir les réfugiés du monde entier. Notre monnaie est menacée dans sa viabilité même, suite aux erreurs de l’Irlande, de la Grèce et du Portugal. Et qui sait ? Demain l’Espagne, l’Italie, voire la France ?

  • Venise, Venise, Venise : Burano et les taxis fluviaux

    Venise, Venise, Venise : Burano et les taxis fluviaux

    Cette petite île de pêcheurs est absolument unique. On y tourne à pied comme dans une carte postale. Elle est un peu plus distante de Venise que ne l’est Murano mais elle a un charme spécifique. Vous pouvez aussi y déguster des sardines grillées et toutes sortes de poissons préparées à la mode traditionnelle.

    Lorsque vous vous trouvez dans ces vaporetto, véritables taxis fluviaux, vous avez une sensation étrange des déplacements, ce n’est ni Paris ni Genève. En flânant le long des berges du canal, vous pouvez admirer les broderies locales d’une blancheur immaculée. J’ai évidemment omis de vous dire que les plus belles chemises, en confection ou sur mesures, surtout les blanches, se trouvent en Italie. Elles sont magnifiques.

    Certes, sur l’île de Murano, vous ne trouverez pas un musée de la richesse de l’Accademia de Venise où les tableaux du Tintoret, né en 1518 à Venise et mort dans cette même ville. Ces fonds noirs, ces visages d’une impénétrable gravité, en font un peintre hors du commun. A mes yeux, c’est le peintre le plus philosophique qui soit. Je repense à son magnifique tableau de la confrérie des marchands. Il a accroché mon regard dès que je l’ai vu.

    Mais après l’Accademia vous pouvez toujours prendre le bateau pour Burano