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Vu de la place Victor-Hugo - Page 946

  • LE DRAME DU PEUPLE SYRIEN

    LE DRAME DU PEUPLE SYRIEN
    En vérité, le régime syrien ne peut pas changer, la violence lui est congénitale, et de ce fait il est en train de hâter sa chute tout en obéissant à sa nature profonde. Vous rendez vous compte ? Près de 100 morts tués par des snipers juchés sur les toits surplombant un immense cortège d’hommes, de femmes et d’enfants, se rendant aux obsèques des martyrs de la veille…
    Incroyable ! Le président syrien signe la levée de l’état d’urgence et rien ne change puisque son propre frère dirige la répression d’une main de fer.
    Ce qui est encore plus frappant, c’est que le pouvoir syrien ne peut rien faire pour stopper la violence tant sa seule existence équivaut au meurtre et à la violence de toutes sortes ! Je sais que lze mot est dur mais il est malheureusement avéré.
    Et maintenant que va-t-il se passer ? Il est peu probable que les autorités syriennes actuelles  partent d’elles-mêmes. Il est tout aussi improbable que les puissance occidentales les mettent sous pression comme elles le font depuis quelques semaines pour la Libye. Pourtant, l ;a mise de ce régime conduirait à la neutralisation tant attendue du Hezbollah et ferait décroître la tension dans la région. Je pense aussi au Hamas et à l’Iran qui ne disposerait plus de tête de pont sur place.
    Mais le plus triste, ce sont ces centaines de morts innocents qui ne éclament qu’une chose : vivre libres.

  • LE STUPEFIANT PROCES D’ADOLF EICHMANN A JERUSALEM

    LE STUPEFIANT PROCES D’ADOLF EICHMANN A JERUSALEM

    Ceux qui suivent ce blog régulièrement sont déjç vu une notice sur le même sujet. Mais si j’y reviens, c’est suite à la diffusion par France 2 d’un récapitulatif du procès vivant… Où l’on voit des témoins porter témoignage en pleurs, ces hommes ne supportent pas d’être face à leur bourreau et tombent à terre, évanouis. D’autres crient leur indignation de voir juger un tel homme qui méritait une simple exécution sommaire, tant ses crimes sont incalculables et  dépassent l’imagination humaine.
    Mais ce n’est pas cet aspect qui m’a le plus frappé, ce qui m’a stupéfié, c’est l’aplomb d’Adolf Eichmann, sa pugnacité, ses tics faciaux, les clignement de ses yeux, son attitude de non-compassion, bref un homme qui ne regrettait rien. Non, disait-il avec véhémence, je n’ai fait qu’obéir aux ordres, j’étais chargé d’assurer le tran sport, le reste ne me concerne en rien. Ce qui est arrivé à ces personnes une fois rendues à leur destination ne me regarde en rien. Les vrais criminels sont les concepteurs du projet, les auteurs du génocide, pas moi. En aucun cas…
    Le procureur général lui rétorque qu’il était présent lors de la conférence de Wannsee de l’été 1942 lorsque fut décidée la solution finale du peuple juif. Eichmann n’est pas ému et rappelle qu’on l’avait requis. Le procureur lui signale qu’il fut le secrétaire de la conférence Protolland, celui prenait note, en somme le greffier de la réunion… Rien n’y fit.
    Le président lui demande quels sentiments il avait éprouvés lorsqu’on lui signala le sinistre abattage des chambres à gaz et des fours crématoires ; Eichmann a le front répondre qu’il garde pour lui ses sentiments profonds/ Le président insiste et précise sa pensée : l’œuvre effectuée par les Nazis était plus là pour porter témoignage, c’est donc au procureur d’y suppléer et de parler en leur nom…
    L’un des hommes torturés et tatoués dans les camps nazis a porté témoignage : quand il était, tout jeune adolescent au camp, il était chargé de répartir les cendres des morts dans les ruelles afin que les soldats ne glissent pas en marchant. Ces amas de cendres humaines avaient la taille de véritables collines. Or, lorsqu’il fut chargé en pleine nuit de répandre les centres d’Eichmann en haute mer, il fut étonné de constater combien peu de choses pouvaient rester d’un homme… C’est alors qu’il fit le rapprochement avec l’usine de mort  où il se trouvait : pour atteindre une telle hauteur, les collines de cendres devaient avoir le cimetière de centaines de milliers d’êtres humains…
    Quelle inhumanité ! Fallait-il exécuter Eichmann ou fallait-il le maintenir en prison pour le restant de ses jours ? J’avoue ne pas hésiter dans le choix de ma réponse.bien de nature purement criminelle, oui ou non ? Le Nazi refuse de répondre et persiste : cela ne regarde que lui…
    Je pense que c’est à ce moment là que le procès a basculé et que le sort du criminel nazi fut désormais scellé. Par la suite, l’homme tenta de faire valoir qu’il avait maintes fois demandé d’être dessaisi de ses fonctions. Refus de ses supérieurs. Mais le dossier de l’accusation était solide et le procureur a pris au début le ton du prophète vengeur : le sang, dit-il de millions de morts, morts sans sépulture, crie devant la justice. Ces témoins ne sont

  • Concert de Gustav Mahler à la FENICE de Venise…

    Concert de Gustav Mahler à la FENICE de Venise…

     

    L’autre vendredi soir, grâce aux bons soins des concierges clés d’or du D—i, nous avons pu assister à un concert de Gustav Mahler : la sixième symphonie dirigée par le chef israélien Eliahou Inball… Ce fut extraordinaire !

    On se demande souvent ce que la musique apporte au monde ; à encore le philosophe allemand Arthur Schopenhauer, la musique n’a pas besoin du monde mais le monde ne peut se passer de musique.

    Au Moyen Age, on établissait une hiérarchie de sens et on plaçait l’ouïe au tout premier car c’était l’instrument de la Révélation au pied du Mont Sinaï : les Hébreux ont entendu mais n’ont rien vu, aucune forme, aucun corps, seulement des sons.

    C’est que les autres sens comme la vue, le toucher et le sentir sont trop grossiers par rapport à l’ouie où seul un son heurte la paroi interne de l’oreille et provoque l’audition. Alors que l’œil doit recevoir un contact avec la forme de l’objet, sans même parler du toucher (dont Aristote dit dans l’Ethique à Nicomaque que c’est un opprobre pour nous) et encore moins du sentir et du goûter…

    Mahler, comme chacun sait, est un peu spécial, et pour moi je préfère Das Lied der Erde mais ce fut merveilleux. Surtout ce chef israélien qui semblait connaître son affaire à la perfection et diriger les yeux fermés.

    Encore un miracle à Venise