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Vu de la place Victor-Hugo - Page 980

  • ne grève du sexe en Belgique ?

    Une grève du sexe en Belgique ?

     

    Nos amis belges ne cesseront donc jamais de nous étonner et de nous faire sourire. Ils avaient commencé par nous parler de la grève du rasoir : les hommes défilaient avec une belle pilosité et refusaient de se raser tant que le pays ne serait pas doté d’un gouvernement normal… C’était amusant et cela faisait sourire, comme toujours avec nos charmants voisins du nord. Et voici que depuis quelques jours, une sympathique sénatrice flamande, gynécologue de son état, a avancé une idée nouvelle ; allant chercher son inspiration en Afrique, précisément au Kenya, elle a préconisé que les femmes refusent toute relation sexuelle aussi longtemps que les partis politiques ne se seraient pas mis d’accord pour avoir enfin un gouvernement. Et cela dure depuis le mois de juin !

    Rassurez vous, pas la grève du sexe mais plutôt l’absence d’un gouvernement. Gageons qu’une telle menace brandie, qui plus est, par une gynécologue, va nous faire redoubler d’ardeur, faute de quoi la dame en question risquerait d’être au chômage technique dans quelques mois…

    Que pouvons nous penser d’une telle idée ? Tout d’abord, c’est une idée de femme, un peu comme si celles ci pensaient qu’ellee étaient moins dépendantes de relations sexuelles que les hommes.

    On a déjà entendu tant de choses sur les divergences entre les sexes. Selon certaines femmes, les mâles seraient plus «accrocs» au sexe que les femelles. Ces dernières accordant le plus souvent leurs faveurs à leurs maris, amis, ou amants, pour avoir la paix. C’est un point de vue qui paraît un peu orienté. Je crois, au contraire, que la recherche d’équilibre est égale dans les deux cas.

    En revanche, les hommes n’auraient jamais eu l’idée de dire aux femmes : pas de sexe tant qu’il n y aura pas de gouvernement. Assurément, on répondrait que le pouvoir, la politique et l’argent sont majoritairement détenus par les mâles depuis des temps immémoriaux. C’est vrai.

    Mais il est temps de reconnaître que ce sont les femmes qui sont le sexe fort et nous le sexe faible. Dans la femme qu’il aime, l’homme retrouve tout ce qui revêt une importance à ses yeux : l’amour, la tendresse, l’attachement, l’espoir et la foi en la vie.

  • Vers la fin du célibat des prêtres ?

    Vers la fin du célibat des prêtres ?

    Peut-être pas, car «notre sainte mère l’Eglise» en a vu tant d ‘autres ! En revanche, la charge menée par près de 150 professeurs de théologie dans les pays germaniques (Allemagne, Suisse, Autriche) risque de faire mal. De quoi s’agit-il ?

    Une importante publication de Munich, la Süddeustche Zeitung vient de publier un véritable brûlot qui s’alarme de plusieurs choses : la baisse des vocations, le discrédit subi par le clergé catholique en raison de certains scandales pédophiles, la détresse de certains hommes obligés de vivre clandestinement leur sexualité, tiraillés qu’ils sont entre leur nature humaine et leurs vœux de se consacrer à l’Eglise… Tous ces éléments jouent en faveur d’un assouplissement de la règle monacale.

    Que va faire le Saint Siège ? Je doute fort que l’on abolisse le célibat, même à la carte, car cela créerait un clergé catholique à deux vitesses : les prêtres mariés d’une part ceux qui ne le sont pas ni ne veulent l’être, d’autre part. A terme, cela pourrait conduire à uns scission, comme jadis avec l’église protestante et réformée. Certaines de leurs ouailles opteront pour les néologues et d’autres manifesteront une sensibilité plus conservatrice.

    Les signataires de la lettre ouverte demandent aussi l’ordination d’hommes mariés ou qui l’ont été, ce qui rejoint la revendication fondamentale qui précède.

    Je pense que l’Eglise va temporiser, ne va pas légiférer dans la précipitation. Certes, à l’origine, lorsque le christianisme fit ses tout premiers pas, de nombreux ecclésiastiques étaient aussi des pères de famille et pas uniquement des père de leur ecclesia.

    Cela reste, cependant, une chaude alerte pour l’Eglise.

  • La Chine rachétera-t-elle le monde ?

    V

    La Chine rachétera-t-elle le monde ?

    En effet, on peut se poser la question, surtout après avoir attentivement suivi ce matin le focus que France 24 a consacré à l’expansionnisme économique chinois.

    Laissons de côté, momentanément, le rôle de plus en plus croissant joué par la Chine dans l’économie et le marché US. Contentons nous de dire que la Chine détient un immense réservoir de milliards de billets verts au point que jouer contre le dollar US reviendrait à jouer contre elle même, ce qui met l’Amérique à l’abri de quelques mauvaises surprises. Dans l’immédiat.

    Concentrons nous sur l’Europe, notamment du sud. Ironie du sort et de l’histoire : alors que le Portugal faisait partie des anciennes grandes puissances qui colonisèrent jadis (il y a un demi millénaire) ce pays, qu’ils y étaient encore implantés, notamment à Canton et à Macao, c’est la Chine qui, désormais, vole au secours d’un pays en quasi faillite et rachète une part de sa dette, la sauvant ainsi de la chute et de la banqueroute… C’est à peine croyable.

    Autre exemple : l’Espagne où les hommes d’affaire chinois, munis de capitaux étatiques, achètent, créent, restructurent, créent des clubs, bref colonisent, à leur tour, économiquement, le pays qui, jadis, il y a un demi millénaire, regorgeait d’or et d’argent. Mais aujourd’hui, c’est le marasme. Un secteur immobilier en ruine, un chômage proche des 10%, avec un gouvernement socialiste qui subit plus qu’il ne dirige les choses. Mais ce n’est pas fini, toujours dans le secteur de cette Europe méditerranéenne…

    La Grèce, premier pays européen en faillite, voit la Chine racheter une partie de sa dette et faire main basse sur le Pirée, l’un des ports les plus importants de la région. Et je ne dis pas tout car je dois me mettre au travail…

    Comment s’explique cette soudaine montée en puissance ? Il y a tout d’abord le mode de société, les Chinois ne sont pas dotés d’un système de protection sociale à l’occidentale, le taux horaire des travailleurs dans la patrie de Mao ferait pâlir d’indignation tout militant syndicaliste, enfin, la tyrannie d’un parti unique (en fait la dictature du prolétariat), tout ces éléments contribuent à faire de la Chine un pays riche et des Chinois un peuple pauvre.

    Il est un autre point que nos chancelleries occidentales négligent comme elles le font si souvent : les énergies, les matières premières, le charbon, etc… Partout où elle le peut, la Chine achète, elle achète tout. Les seuls qui s’en soient rendus compte et organisent la contre attaque sont les USA qui se demandent si, en 2050, la Chine ne sera pas la vraie grande puissance du monde entier…