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Vu de la place Victor-Hugo - Page 839

  • Quatre soldats français tués par un taliban infiltré : la France doit-elle quitter l’Afghanistan ?

    Quatre soldats français tués par un taliban infiltré : la France doit-elle quitter l’Afghanistan ?

    L’assassinat de quatre soldats du contingent français des forces internationales, en action en Afghanistan, n’est pas le premier incident grave, ayant coûté la vie à des soldats occidentaux : il y a quelque temps 5 soldats britanniques avaient été lâchement assassinés dans des conditions presque similaires, suite à une altercation avec un Afghan, plutôt proche des Talibans. Est-ce un hasard ? Non, car les Talibans ont revendiqué l’attentat, reconnaissant avoir recruté ce soldat de l’armée afghane, retourné par leurs soins.

    Horrifié, le président français a immédiatement dépêché sur place le ministre de la défense qui doit rendre un rapport dans les meilleurs délais. Selon ses conclusions, il sera décidé si les troupes restent ou si elles rentrent en métropole. A été aussi décidée la suspension de toutes les activités de soutien à cette armée qui ne sait même pas protéger ses instructeurs occidentaux.

    Un hommage solennel sera rendu, je l’espère, à ces héros morts pour la défense de la civilisation et de la liberté. Une pensée sincère et profonde à leurs familles frappés par un si cruel deuil. Mais comment se prémunir contre de tels chevaux de Troie ?

    Que pouvons nous en dire à l’heure actuelle ? C’est à l’armée afghane de scruter les origines de ses recrues et de mettre en place un système de renseignements en mesure d’approfondir ses investigations. Cela s’appelle dans nos démocraties : la sécurité militaire. Un exemple : lorsque l’Etat d’Israël a reçu plus d’un million et demi de juifs russes, Tsahal était conscient que le KGB avait bien infiltré dans le flot des immigrants quelques taupes et autres cellules dormantes pouvant être activées le moment venu. Or, en Israël tout le monde est astreint à un service militaire assez long. On fait donc très attention avant de confier aux uns et aux autres des tâches impliquant, à un haut niveau, la sécurité nationale. Les Afghans devraient s’en inspirer.

    Les autorités afghanes n’ont pas tort de dire qu’un retrait prématuré de la France sous le feu serait interprété par l’ennemi comme une victoire, voire un encouragement. Et il équivaudrait à un affaiblissement de la position des Occidentaux. Rappelez vous Beyrouth lorsque les armées occidentales avaient dû quitter le Liban suite à des attentats suicides qui firent des dizaines de morts dans leurs rangs…

    Mais dans ce cas, il faudrait peut-être battre un peu notre coulpe : un soldat, et nous le disons la mort dans l’âme et le cœur chancelant, court toujours le risque de mourir de mort violente et de ne pas faire de vieux os. C’est horrible, c’est triste, mais c’est ainsi. Et les peuples primaires ou moralement sous développés ou simplement fanatiques le savent et usent de cette arme indigne et déshonorante (style attentats suicides) car ils savent que les Occidentaux veulent des guerres avec zéro mort.

    Ce serait même, dit-on, l’origine de l’interjection O.K. qui signifierait alors zero Killed, zéro mort… A la suite d’opérations militaires, cette inscription figurait sur un tableau noir de la salle de presse.

    Tout un programme ! On l’a vu avec l’intervention en Libye où ne fut engagée que la force aérienne, même si certains commandos de marine furent discrètement envoyés sur place pour guider les avions.

    Alors, que faire ? LA France a déjà perdu 82 soldats sur place. Un important personnage de l’Etat me confiait il y a deux ou trois ans, que la défense de la liberté en Europe et dans le monde occidental en général, commence à Kaboul, avant-poste de nos valeurs contre la tyrannie et la barbarie…

    Dans ce cas, il faut rester. Coûte que coûte, car, si l’on part, les terroristes viendront encore plus près de nous…

  • Iran-Israël : le compte à rebours a commencé…

    Iran-Israël : le compte à rebours a commencé…

    C’est la lecture du journal Le Monde en date d’aujourd’hui, le 20 janvier qui m’incite à revenir sur cette épineuse question. La diplomatie française qui a visiblement inspiré toute cette page 3 du Monde insiste sur la nécessité de mettre immédiatement en application les mesures de rétorsion économique contre l’Iran (pétrole, banque centrale, interdiction de ventes d’armes etc…) afin de mettre le régime des Mollahs devant l’alternative suivante= ou bien ils tiennent à la survie de leur régime et abandonnent le nucléaire militaire ou bien ils tiennent au nucléaire et là c’est la guerre économique, suivie, probablement, de la guerre tout court.

    Pourquoi ce soudain emballement de la diplomatie française ? Les milieux informés seraient persuadés de l’imminence de frappes israéliennes particulièrement violentes, ce qui déstabiliserait la région encore un peu plus, alors qu’elle n’en a guère besoin. Différents indices concordants mènent vers une telle conclusion.

    Tout d’abord, le discours faussement placide du ministre Ehoud Barack qui souligne que la ligne rouge serait franchie si l’on évacue le combustible vers la nouvelle centrale enterrée dans la montagne… Le deuxième indice est le report des manœuvres militaire israélo-américaines assez gigantesques prévues pour les prochaines semaines et que l’on a remis à plus tard pour des raisons budgétaires… La fin mot de l’histoire serait en fait le transport sur place d’une formidable armada US afin de contrer les représailles iraniennes contre l’Etat hébreu .

    Il y a aussi quantité de faits troublants en Iran qui s’apparentent nettement à une sorte de préparation du terrain. Tout le monde f ait semblant de croire à une attaque aérienne massive menée classiquement par des chasseurs bombardiers qui regagneraient tranquillement leurs bases ou leurs porte avions… Sans être un fin stratège, je doute fort de ce scénario. En revanche, il y a tant d’autres moyens qui ont déjà été mis en œuvre ; sabotages de silos de missiles balistiques, introduction de commandos à partir du Kurdistan irakien, emploi d’opposants au régime, notamment les Moudjahidin et autres opposants qui rêvent de se débarrasser du régime actuel, exfiltrations de savants et parfois même attentats contre ces mêmes scientifiques… Tous ces événements se déroulent en Iran, parfois même au cœur de Téhéran ou dans d’autres capitales où des généraux ont disparu avec leurs familles.

    Le journal Le Monde ajoutait que les chambres américaines avaient voté à l’unanimité comme un seul homme pour des sanctions très dures alors que le camp républicain réclame à cor et à cri une sévère correction de l’Iran, ce que le Pr Obama hésite à faire ne voulant pas risquer sa réélection… Le problème est qu’il n’est pas sûr du tout de la réaction israélienne qui n’a pas pour habitude de remettre sa sécurité entre les mains d’un allié, fût-il le grand frère US.

    Il semble que la diplomatie française ait bien –jaugé la situation : l’Occident ne tolérera pas un Iran des Mollahs avec du nucléaire. Ce sera l’un ou l’autre. Si les Mollahs avaient la sagesse d’abandonner le nucléaire, ils sauveraient leur régime et assureraient leur survie pour quelque temps encore. S’ils jouent avec l’instinct de survie d’Israël, ils pourraient bien tout perdre…

    Sauront-ils mesurer les enjeux ? La religion ne fait jamais bon ménage avec la politique. Dieu règle les choses du Ciel et les hommes doivent avoir les pieds sur terre.

  • Le 75e anniversaire de l’orchestre philharmonique d’Israël

    Le 75e anniversaire de l’orchestre philharmonique d’Israël

    Hier soir, tout à fait par hasard, j’ai vu sur ARTE une émission remarquable consacrée à cet anniversaire marquant de l’orchestre philharmonique d’Israël. Quelle histoire, quelle épopée ! En 1936, voire même un peu avant, on assiste à des recherches de la part de juifs sionistes, en vue de faire venu en Palestine mandataire des pianistes et des solistes juifs pour constituer ce grand ensemble musical désormais célèbre dans le monde entier.

    On a vu la participation de Leonard Cohen, d’Isaac Stern et, surtout, de Toscanini, venu dans ces années là, manifester, auprès de ses amis juifs, son refus du fascisme et du national-socialisme. On a vu aussi des survivants de cette épopée raconter comment, avant la venue du célèbre chef italien, tout l’orchestre constitué d’hommes et de femmes venus de tous les coins du monde, devait répéter dans un immense hangar du port de Tel-Aviv !

    Mais ce n’est pas tout : le jour de la proclamation de l’indépendance du nouvel état d’Israël, il fallut jouer l’hymne national, la Tikwah, devant Ben Gouruon et les membres l’exécutif dans le musée de Tel Aviv.

    Les plus anciens racontent aussi que Bernstein et quelques autres ont tenu à se transporter à Beershéva qui venait d’être libérée afin de jouer devant les soldats qui s’étaient battus pour la conquête de cette cité du sud d’Israël.

    Et on a aussi écouté l’interview de Daniel Barenboïm qui semblait déplorer la surreprésentation des juifs russes dans l’orchestre : pour y entrer, dit le célèbre maestro, il faut être russe ! Ce qui modifie quelque peu même le son et la résonance de cet orchestre.

    Je n’ai pu m’empêcher de penser à un violent pamphlet signé par Wagner, Les juifs et la musique où la grande figure de Bayreuth enrageait de voir les virtuoses juifs gagner en célébrité et en influence.

    Mais tout cela est du passé, un passé révolu. Il faudrait qu’aujourd’hui la musique unisse et rapproche ceux qui sont éloignés.