Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Vu de la place Victor-Hugo - Page 929

  • le G8, l’Euro et les révolutions arabes…

    le G8, l’Euro et les révolutions arabes…

     

    C’est un ambitieux programme qui figure depuis hier à l’agenda des grandes puissances occidentales. Mais c’est aussi un grand spectacle puisque, dans tous les cas de figure, les décisions prises ou à prendre le sont dans des comités d’experts. Les rencontres entre chefs d’Etats et de gouvernements n’ont de valeur que subsidiaire.

    Cependant, certains points méritent un éclairage plus cru, et notamment le cas de la Grèce dont le comportement irresponsable risque de compromettre la monnaie européenne dans son ensemble. On parle de restructuration de la dette de la patrie de Socrate, Platon et Aristote, mais la commissaire grecque à Bruxelles n’a pas mâché ses mots, émettant les plus grands doutes sur la solvabilité de son pays et laissant entrevoir un retour à la drachme, monnaie nationale du pays. Nous ne sommes pas contre et considérons même, en tant que non expert, que l’entrée de pays comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal et même l’Italie (mais dans une moindre mesure) fut une lourde erreur dont nous risquons de payer les conséquences.

    Les gouvernements grecs successifs nous ont menti sur presque tout et ont tripatouillé les chiffres au niveau de l’Etat lui-même. Ils ont opté pour la fuite en avant, se chargeant inconsidérément de projets qu’ils étaient strictement incapables de mener à bien. Si nous parvenons à colmater la brèche provoquée par leur sortie de le zone, nous devrions officialiser la chose. Nul ne regrettera la défection d’un tel pays dont Madame Merkel a récemment traité les citoyens de fainéants… Or, les Allemands sont les plus gros bailleurs de fonds de la zone Euro : sans l’Allemagne, pas d’Euro ! Et DSK n’est plus là pour savoir parler à cette exigeante fille de pasteur qu’est Madame Merkel.

    Les révolutions arabes sont elles aussi à l’ordre du jour. Chacun voit que ce printemps est loin de justifier les espoirs placés en lui. Le mal est bien plus profond : on le voit avec l’Egypte, au bord de la faillite, qui est menacée par une seconde révolution (une révolution dans la révolution), laquelle s’est rendue compte que l’armée en a profité pour réaliser un coup d’Etat militaire en douceur.

    La question qui se pose est la suivante : mais pourquoi donc ces Etats (Egypte, Tunisie etc…) se tournent-ils vers des Etats européens presque exsangues alors que se trouvent dans leur camp l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis etc… dont les avoirs financiers se chiffrent en milliards de dollar US ? L’Euro pourra-t-il supporter de telles charges nouvelles ? Tout le monde aura relevé que le président Sarkozy s’est prudemment abstenu de mentionner la moindre somme avec précision…

    Il nous semble que charité bien ordonnée commence par soi-même : les riches monarchies pétrolières devraient aider les révolutions arabes. L’Europe et les USA ont bien d’autres préoccupations, comme, par exemple, le cas grec, irlandais, portugais. Et peut-être aussi, bientôt, espagnol et italien.

  • L’affaire DSK : la différence entre les images et les preuves…

    L’affaire DSK : la différence entre les images et les preuves…

     

    Que se mettrait la presse internationale sous la dent si elle n’avait pas cette sordide affaire DSK ? C’est probablement une première dans la diffusion de nouvelles pour les plus grands média du monde, et D- sait que des nouvelles, il y en a chaque jour !

    Les images vues sur tous les networks US et relayées à travers le monde ont donné à DSK une (douteuse) notoriété dont il n’aurait pas même rêvé, du temps (pas si éloigné) où il était encore à la tête du FMI, auréolé de gloire, frayant avec les grands de ce monde et leur imposant aussi ses solutions, tant ses compétences en matière économique et financière était et demeure indiscutée…

    Mais aujourd’hui, alors que la fièvre sécrétée par l’émotivité plutôt vive des gens, commence à retomber, on peut ses poser certaines questions : pourquoi tant de restrictions à la liberté de mouvement d’un tel homme ? Pourquoi tant de coercitions ? C’est le régime d’arrêts domiciliaires le plus contraignant qui soit ? Pourquoi ? Si on a des preuves irréfutables de son indiscutable culpabilité, alors qu’on l’enferme de suite et n’en parlons plus.

    Selon toute vraisemblance, tel n’est pas le cas. L’homme a enfin trouvé un toit au-dessus de sa tête. Oh, je ne pense pas qu’il soit à plaindre, mais il était regrettable qu’un être humain soit rejeté pour ses voisins potentiels. Mais la presse s’en donne à cœur joie pour détailler les étages, les mètres carrés, les facilités, etc… Je discerne là-derrière une réaction bien franchouillarde orientée contre les élites… Les petites gens qui n’ont aucune idée de ce que présuppose la direction ou la gestion d’un pays vont encore dire : tous pourris…

    DSK est apparu détendu, revigoré, sûr de lui et de son bon droit. Qu’on le laisse préparer sa défense. Selon moi, il n’y aura pas de procès, mais cela ne veut pas dire qu’il n y aura pas de dégâts collatéraux irréparables. On est toujours jugé par ses propres actes et par sa conscience. Cette affaire va soulever bien des vagues : à preuve, les plaintes récemment déposées contre des hommes politiques soupçonnées de s’être mal conduit envers des dames de leur entourage professionnel… Allez savoir qui dit vrai et qui ment : mais ici aussi, les dégâts causés risquent d’être importants.

    En conclusion, nous ne savons encore rien de science sûre sur l’affaire DSK. Mais faisons au moins que la quête de justice ne se mue en acharnement judiciaire ni en une détestable chasse à l’homme…

  • Israël, lumière du Proche Orient ?

    Israël, lumière du Proche Orient ?

    Certains blogueurs amis m’ont fait remarquer que suivant le journal Le Monde j’avais minoré les standing ovations de Benjamin Netanyahou, le grand premier Ministre de l’Etat d’Israël. B . N a eu droit à 26 ovations debout alors qu’Obama n’en eut que 25. C’est dire !

    D’autres m’ont reproché d’avoir faire la part belle à Israël ; mais je ne ache pas que le premier Ministre de cet Etat, attaqué de toutes parts, massacre son peuple ou ses citoyens arabes, ce que font Khadafi, Assad et Saleh au Yémen.

    Il faut garder les yeux ouverts : ce n’est pas Israël le problème, ce sont le fanatisme et la dictature Lesquels sont toujours du même côté ; il faut expliquer ce qu’est la Realpolitik, c’est-)-dire le principe de réalité : personne ne peut liquider Israël alors que ce pays peut, le cas échéant, constituer un danger pour ses prédateurs éventuels.

    Israël peut être un modèle pour les Etats voisins qui gagneraient à l’imiter pour sortir de l’ornière. C’est évidemment difficile à reconnaître, mais la valeur des grands hommes et des grandes nations se mesure à leur capacité à se dépasser. Et à comprendre.

    Il n’est peut-être pas trop tard si certains veulent combler l’énorme retard qu’ils ont accumulés par rapport aux autres nations du monde…